« Nous voulons que cet accord de libre-échange serve à l’accroissement du commerce et des investissements et à la promotion du transfert de technologie », a déclaré Arvin Boolell, ministre des Affaires étrangères, lors de la signature du FTA Maurice-Turquie vendredi à l’Istanbul. L’accord a été paraphé pour la Turquie par son ministre de l’Économie, Zafer Caglayan.
Le FTA, a-t-on fait ressortir, devrait permettre aux deux pays de faire un grand pas en avant dans la promotion d’une interaction économique plus poussée. Maurice a appelé la Turquie à utiliser sa plateforme financière pour structurer ses investissements en Afrique. Les hommes d’affaires turcs pourront aussi utiliser le port franc mauricien comme base de distribution régionale. « Turkish operators willing to start investment ventures in Africa can count on the stability and business friendly environment of Mauritius which can serve as a safe haven for their business operations all over the continent », a souligné Arvin Boolell.
Le ministre a exhorté les hommes d’affaires de la Turquie à considérer des investissements dans les secteurs manufacturier, touristique, pharmaceutique, textile, de la bijouterie et des Technologies de l’information et de la communication (Tic) à Maurice.
Il est à noter que le FTA permet un cumul des règles d’origine avec des pays tiers, en particulier ceux avec lesquels la Turquie a aussi signé un FTA. Les industriels mauriciens peuvent ainsi importer leurs matières premières de ces pays et bénéficier d’un accès préférentiels pour leurs produits finis sur le marché turc.
Signalons que la délégation mauricienne dirigée par le ministre des Affaires étrangères et composée d’Assad Bhuglah, directeur de la Trade Policy Division, et de Mahmood Cheeroo, secrétaire général de la Chambre de Commerce et d’Industrie, est rentrée hier après-midi.