L’équipe de Century Racing, dont fait partie notre compatriote Julien Hardy, s’est révélée rapide et intrépide sur le Dakar 2016. Belle performance, en effet, de cette équipe sud-africaine qui s’est classée 1re et 2e dans la catégorie “Auto-deux roues motrices-essence” la semaine dernière et 17e et 37e au classement général des voitures qui en comptait au départ 110. Julien Hardy, qui en était à son 3e Dakar, est tout fier de cette dernière performance qui “démontre que nous pouvons aller plus loin dans la course”.
Fast & Furious, son équipe et lui-même, à travers les bons contacts générés durant le Dakar, s’attaquent déjà à la prochaine compétition. Elle a vécu deux semaines intenses. A dormir, deux, trois heures par nuit. A s’adapter aux conditions difficiles de la météo. A bosser quotidiennement sur les véhicules. Mais à peine revenue en Afrique du Sud la semaine dernière, l’équipe de Century Racing aborde la nouvelle saison. Pour cause : elle s’est fait de nombreux contacts lors du Dakar, et ambitionne de concevoir d’autres modèles de voitures de course pour des professionnels renommés d’Europe et d’Australie. “Les 13 étapes de ce parcours long de 9500 km, dont 4775 de spéciales chronométrées, ont été éprouvantes. Mais nous nous en sommes bien sortis”, estime Julien Hardy, l’homme derrière la conception des deux CR5 que Century Racing a fait concourir à la 38e édition du Dakar qui s’est tenue du 3 au 16 janvier de la Bolivie à l’Argentine. “La performance des deux pilotes de Century Racing, Mark Corbett et Collin Mathews, est plus qu’honorable. On a tiré notre épingle du jeu”, dit-il.
Objectif atteint
“Il y a quatre ans, lors de notre première participation, nous étions 23e avec une seule voiture pilotée par Mark Corbett. Cette année, alors qu’il y avait beaucoup plus de compétition et de professionnels dans la course, avec au moins une cinquantaine de voitures compétitives, nous sommes arrivés 17e et 37e. C’est un résultat satisfaisant qui nous motive davantage à travailler sur d’autres prototypes”, dit Julien Hardy. Et pas seulement, car cette course, où l’équipe de Century Racing a terminé 1re et 2e dans la catégorie “Auto-deux roues motrices-essence”, a permis à l’entreprise de se faire remarquer par de nombreux professionnels de courses automobiles.
“Nous avons atteint notre objectif qui était d’arriver jusqu’au bout avec les deux voitures, et Century Racing, qui a pu faire montre de son potentiel, a démontré qu’elle est une équipe sérieuse qui peut produire des prototypes fiables et durables. Désormais, nous pouvons attirer de gros sponsors”, dit le jeune Mauricien. Les pourparlers avec des professionnels d’Europe et d’Australie pour la conception de nouveaux prototypes ont déjà démarré.
Fan-club mauricien
Si la 38e édition du Dakar a été assez périlleuse, avec des révisions des deux voitures à effectuer chaque jour, afin de tenir la route, Julien Hardy explique que cette compétition a aussi démontré une bonne coordination de toute l’équipe de Century Racing. “Malgré la fatigue et les conditions météo difficiles, nous avons fait un super travail d’équipe. Nous avons surmonté les quelques soucis mécaniques que nous avons eus dans la première semaine et dès la deuxième semaine, nous avons rattrapé le retard sur la course et on s’est fait remarquer”, raconte-t-il. Et tout fier, il ajoute, “ce qui m’a davantage motivé, ce sont tous ces Mauriciens qui ont suivi la course et qui envoyaient des messages de soutien”. En effet, depuis l’article de Week-End le 3 janvier dernier, révélant la participation de Julien Hardy au Dakar, Century Racing, s’est fait un fan-club mauricien. “Nous avons eu plusieurs messages d’encouragement et moi, personnellement, j’ai renoué avec des connaissances mauriciennes que j’avais perdues de vue depuis plusieurs années. Cela fait du bien de se savoir suivi dans son pays”, dit-il. Et d’annoncer qu’il sera sans doute de passage au pays très bientôt.
Pour l’heure, cependant, l’équipe de Julien Hardy s’attaque à la nouvelle saison. Dès demain, elle s’attellera à définir la stratégie qui sera la leur pour ces prochains mois, en vue de sa participation à d’autres courses en Afrique du Sud, en marge du prochain Dakar en 2017, dans laquelle  elle espère et envisage de s’engager.