Au parlement mauricien, peut-on encore parler de faces cachées pour le personnel politique ? L’étalage des scandales n’aura dévoilé que facéties et volte-face, pour démontrer, comme s’il en était besoin, que les alliances entre ceux qui ont perdu la face se jouent lamentablement… à pile ou face !
Revoilà Janvier qui démarre le calendrier, rappel d’une tradition qui donne cette place à la figure mythologique de Janus, maître du temps qui use de sa double face pour voir autant le passé que l’avenir. Ce qu’il y a d’intéressant dans le symbole de Janus, c’est que ses deux faces présentent néanmoins un visage unique pour exprimer la notion de permanence. Nous sommes loin de ces représentations de « Docteur Jekyll et M. Hyde ». Dans la civilisation romaine, la divinité symbolisait les commencements et les passages. Avec Portunus, « dieu des portes » Janus est un introducteur qui préside à l’ouverture de l’année et… à la saison de la guerre. Il importe alors de déterminer de quel côté de la porte on se tient…
Bien de combats devront être menés pour pouvoir fermer les portes du Parlement à ceux qui y ont entretenu les règles du déshonneur : user du racisme pour s’y introduire et user du racisme pour s’y maintenir, en revient à perdre la face. Nulle excuse pour ceux qui ont abdiqué leur dignité. Le peuple en cela ne devrait se voiler la face. Ce ne sera guère facile. Mais je fais mienne, et j’offre aux Mauriciens indignés, cette phrase d’André Siegfried : « Notre enthousiasme, c’est le fanatisme d’en face. »