Le leader du Mauritian National Congress (MNC), Vivek Pursun, a signifié son intention de se porter candidat pour l’élection partielle du 17 décembre à Belle-Rose/Quatre-Bornes.
« Le gouvernement a montré son incompétence sur plusieurs dossiers. Pli vite posib bizin tir zot lor pouwvar », a soutenu le syndicaliste lors d’un point de presse, hier, au centre Marie Reine de la paix à Port-Louis. Il a mis en garde contre certains agissements du pouvoir qui, soutient-il, souhaite renvoyer les élections générales. Vivek Pursun est revenu sur les différents scandales qui ont éclaboussé le gouvernement, dont la nomination de Pravind Jugnauth comme Premier ministre après que son père s’est retiré de ce poste pour des raisons de santé. « Le MNC estime qu’il y a eu viol de la Constitution sous l’article 57 (1) (a) (ii) selon lequel il aurait dû y avoir une motion de blâme, au préalable, contre le PM sortant, pour que la présidente de la République nomme par la suite le leader du parti qui “command a majority in Parliament” ». Selon Vivek Pursun, les procédures n’ont pas été respectées.
Revenant sur la démolition de certaines structures à La Butte et cité Barkly pour faire place au projet Metro Express, Vivek Pursun se demande pour quelle raison l’ancienne voie ferrée à Sodnac n’a pas été prise en compte par le tracé. « Le métro sortira de Phoenix et passera par la route St-Jean, soit un tracé plus long, tout en évitant Sodnac. Ki fer pann touss crown land dan Sodnac ? Akoz ban grand palto reste là-bas ? » s’interroge-t-il.
Citant l’affaire Bet 365 qui a conduit à la démission de Ravi Yerrigadoo comme Attorney General, le MNC estime qu’il y a eu discrimination de la part de Pravind Jugnauth qui n’a pas demandé à certains de ses proches collaborateurs de démissionner sur la base des allégations. Il souligne que les noms de Raouf Gulbul, Sanjeev Teeluckdharry et Roubina Jaddoo ont été cités à la commission d’enquête sur la drogue, sans oublier la déposition du leader de l’opposition Xavier-Luc Duval contre le VPM Showkutally Soodhun. « Je ne cautionne pas ce qu’a fait Ravi Yerrigadoo. Mais, pourquoi les autres n’ont pas step down également ? » se demande Vivek Pursun. Ce dernier estime que la Constitution est bafouée par nos dirigeants qui arrivent à s’en sortir grâce à des « loopholes ». Il met également en avant l’article 28 de la Constitution pour soutenir que la présidente de la République a failli à son devoir dans l’affaire Planet Earth Institute.
Vivek Pursun estime qu’il faut revoir la délimitation des circonscriptions. « Au N° 14, même avec 20 000 voix, un candidat n’est pas sûr d’être élu. Tandis qu’au N° 3, parfois 8 000 voix suffisent pour se faire élire. Il faut revoir le système ». À la fin de son point de presse, le leader du MNC a brûlé une copie de la Constitution, qu’il juge inadaptée de nos jours, et a souhaité qu’une nouvelle constitution soit rédigée.