Le premier Mauritian Rasta Festival s’est déroulé du jeudi 21 au samedi 23 juillet. Alors que les organisateurs font un bilan positif de cette première édition, quelques couacs sont à déplorer, notamment lors du concert de samedi, qui a débuté avec cinq heures de retard. La pluie a également été un élément perturbateur. Les organisateurs déplorent une présence policière, qu’ils jugent “intimidatrice”, dans les parages du concert.
Le terrain de Patrick Hart de Keating à Mare d’Australia s’est transformé en lieu de festival. Avec un grand feu allumé au centre, entouré de bancs improvisés pour la séance de nyahbingi. Il y avait aussi des tentes pour les campeurs installés dans un coin, des marquises pour protéger le public du mauvais temps, des échoppes où étaient vendus des produits artisanaux, des t-shirts ainsi que des ital foods. Faratas accompagnés de légumes, minn fri végétariens se digèrent avec une boisson traditionnelle, le jus de baobab. Éparpillé sur ce terrain nettoyé spécialement pour ce festival, le public a profité de la nourriture mais s’est également évertué à entrer en transe à l’aide de fumée naturelle, histoire d’être en phase avec les éléments.
Les soirées de vendredi et de samedi ont été éclaboussées par le mauvais temps, ainsi que par des problèmes organisationnels pour le concert de samedi et une présence policière non loin du terrain où s’est déroulée la manifestation. Selon les organisateurs, des contrôles ont eu lieu sur les routes menant au lieu du concert. “Les gens qui sont venus nous ont signalé que des policiers ainsi que des membres de l’ADSU étaient postés sur la route d’Amaury, qui mène vers le lieu du festival. Nous estimons que c’était une tentative d’intimidation. Mais nous avons déjà dit, par le passé, que cela ne nous fait aucunement peur”, souligne Siva Pareemanun, porte-parole du Kollectif Rasta, qui est l’initiateur du festival.