Avis aux fans de Pink Floyd et du Mauritian Pink Floyd Tribute Band. Il n’y aura pas d’autres représentations après celle de samedi prochain ! Après un concert public concluant au Casela en 2017 et deux autres concerts privés, les 12 musiciens ont décidé de terminer en apothéose, avec un spectacle de plus de deux heures reprenant plus d’une vingtaine de morceaux du groupe mythique anglais sur scène. A quelques jours du Final Show, nous les avons suivis lors de leur avant-dernière répétition. Reportage.

Le concert à casela en juillet 2017

Il est presque 20 heures et les musiciens débarquent un à un, pendant que Thibault de Robillard, lead guitarist et meneur du groupe, et Anwar Elahee aux commandes des projections vidéo, s’occupent de quelques ajustements sonores. Ce n’est pas la première fois que nous décidons de nous immiscer dans leur univers intimiste.

En effet, en 2017 à quelques jours de leur grand concert à Casela, l’équipe de Week-End avait aussi assisté à l’une de leur répétition. A près de deux ans d’intervalle, rien ou presque n’a changé. « Les micros sont plus à l’avant, car nous avons deux nouvelles choristes, dont Joëlle Citta et Audrey Poussin », nous lance Thibault de Robillard. Aussi les équipements sont plus nombreux et plus sophistiqués et d’innombrables fils jonchent le sol, mais du reste, tout est resté comme figé dans le temps, notamment le professionnalisme des musiciens, la même passion qui les anime et surtout les sourires et la complicité entre eux. Des musiciens devenus potes au fil des concerts, des répétitions.

A quelques jours du concert à Pailles qui s’annonce prometteur tant au niveau musical que visuel, respectant ainsi au plus près l’esprit psychédélique et décalé de Pink Floyd, les artistes font les derniers ajustements, peaufinent méticuleusement leur travail, mais surtout savourent ces derniers instants à jouer ensemble du Pink Floyd pour un concert. « Cela demande beaucoup de temps, de préparation. Nous ne sommes pas comme les groupes semi-professionnels étrangers, tel l’Australian Pink Floyd Show, qui ont eux plus de temps pour répéter. Nous faisons cela après les heures de travail. C’est donc beaucoup plus compliqué », confie Thibault de Robillard. Par ailleurs, il explique qu’après plusieurs concerts, les aficionados ont besoin d’entendre des choses nouvelles et deviennent soit las ou trop exigeants. « Everything in moderation — that’s what I live by », disait lui-même David Gilmour, musicien mythique du groupe anglais Pink Floyd. « Ce sera donc the Final Show », dit Thibault de Robillard, tristement.

Un répertoire qu’ils connaissent au bout des doigts

Les musiciens prennent enfin place sur « scène ». Silence. Quelques gestes de Thibault de Robillard et la grande salle insonorisée de répétition se fige. Steed Lebon se prépare au clavier, Marc Giraud aussi, Yavin Coopan et Ashvin Seewoochurn font quelques derniers ajustements à leur guitare, Eric Desvaux, caché sous sa casquette, se tient prêt à la batterie, Yony Sunnasy attend aussi avec son saxophone et les choristes Arnaud Gauthier, Joëlle Citta, Grace Gauthier, Mirella Desvaux et Audrey Poussin attendent les premières notes. Le silence avant la tempête, dit-on. Ainsi, après quelques secondes, débute le concert. Un mini-concert auquel l’équipe de Week-End, parmi les quelques privilégiés, a eu la chance d’assister.

Un mini-concert, oui car depuis un mois les répétitions ne sont en vérité que plusieurs heures à jouer non-stop en entier le concert prévu pour le 30 mars. D’ailleurs, après leurs derniers concerts, les 12 musiciens sont loin d’être des novices, et le répertoire, ils le connaissent par coeur. Tant et si bien que la pression pour se rapprocher au plus près de l’original et de se surpasser… est on ne peut plus énorme.

« On en discutait avec une personne sur un forum et il me disait que jouer les morceaux de Pink Floyd de façon très simple, tout le monde peut le faire, mais le jouer comme dans les albums, là, par contre, c’est beaucoup plus ‘demanding’ parce qu’il y a de multiples couches et de multiples niveaux d’écoute. Et l’on essaie de reproduire tout ce qu’il y a, les parties de guitare, les mélodies et même les petits bruitages, les petits détails que nous-mêmes, en tant que musiciens, nous n’entendons pas. Donc, le challenge c’est de faire le même spectacle en mieux », expliquait à cet effet Thibault de Robillard dans une conférence de presse en début d’année.

Et, à quelques mètres de la « scène », les yeux fermés, l’on aurait l’impression de ne pas être devant des musiciens jouant et chantant en live. Un résultat impressionnant tant au niveau de la justesse des notes, de la précision des ajustements vocaux et instrumentaux, qu’au niveau de la discipline du Mauritian Pink Floyd Tribute Band… « Wish you were here », « Hey you », « Comfortably Numb », « Shine on you Crazy Diamond », retentiront et seront prises en coeur une dernière fois au SVICC à Pailles, la semaine prochaine.
En tout cas, pour ceux qui penseraient que ce dernier concert ne sera qu’un copier-coller du précédant, détrompez-vous ! Le Mauritian Pink Floyd Tribute Band vous réserve bien des surprises.

— Les billets sont en vente à travers le réseau Otayo et à Immedia sur le 466 9999 et sur le 208 1030 respectivement. Les places debout à 5 mètres de la scène sont à Rs 900, les sièges Premium rétractables à Rs 1 200, les sièges Standard rétractables à Rs 700 et les billets VIP à Rs 1 500