Le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, qui procédait hier au lancement du Mauritius Africa Business Club à l’hôtel Hennessy, a invité les opérateurs mauriciens à ne pas être arrogants et à rester humbles dans leur approche.
Le Mauritius Africa Business Club a été lancé par cinq membres fondateurs – à savoir Amédée Darga, Rama Sithanen, Cédric de Spéville, Afsar Ebrahim et Aisha Mosaheb. L’objectif du club : réunir tous ceux ayant un intérêt d’affaires en Afrique, promouvoir le partage d’expériences et d’informations, établir un réseau entre les membres, être une plateforme d’interaction avec les opérateurs étrangers venant à Maurice afin de promouvoir les investissements en Afrique, se poser en plateforme pour la promotion d’une stratégie effective Maurice-Afrique et promouvoir la connaissance et la compréhension de l’Afrique. La cérémonie de lancement a été marquée par l’intervention de deux personnalités, en l’occurrence Shintai Mutasa, directeur de Masawara Zimbabwe, et Siddartha Roy, conseiller économique du groupe Tata.
Les promoteurs de Mauritius Africa Business Club croient fermement dans le fait que Maurice peut être, pour le continent africain, ce que Singapour est pour l’Asie. L’Afrique connaît une croissance rapide. « It is about its growing manufacturing and service industries. It is about a class of African entrepreneurs who are ambitiously taking the lead. A number of these entrepreneurs are already using Mauritius as a platform for managing their investment. A number of Mauritian companies have been and are similarly investing in the region mainly but not exclusively in agro-industry and banking from Mozambique to Zimbabwe, Tanzania, Kenya and Namibia », soulignent les promoteurs.
Le ministre des Affaires étrangères Arvin Boolell a pour sa part mis l’accent sur le courage d’investir en Afrique malgré les difficultés rencontrées, citant plusieurs exemples, dont l’expérience des Mauriciens à Marommeu, au Mozambique. Le ministre a insisté sur le fait que « nous sommes tous des Africains » et a souligné l’importance de l’humilité sur le continent. Pour lui, il ne s’agit pas pour les opérateurs mauriciens de se positionner uniquement pour l’exploitation des facilités commerciales et économiques. Il nous faut participer davantage à la vie des Africains. Maurice doit, selon lui, participer pleinement aux efforts de paix et de sécurité en Afrique en s’inscrivant dans les forces de paix sur le continent. « On ne peut rester les bras croisés », a dit le ministre. « Nous pouvons participer à la formation des officiers de police dans certains pays ou envoyer des officiers en poste dans d’autres qui en font la demande. »
Amédée Darga et Rama Sithanen ont tous deux pris la parole pour expliquer le but du Mauritius Africa Club, qui ne fera pas le même travail que des institutions comme le BOI ou Enterprise Mauritius, mais qui servira de catalyseur du travail de tous ceux qui veulent investir en Afrique et des Africains voulant explorer les marchés asiatiques.