Mauritius Africa Club (MABC) a, dans un document de plaidoyer diffusé cette semaine, souligné l’importance pour Maurice d’adopter une approche plus cohérente et approfondie en ce concerne la stratégie mauricienne par rapport à l’Afrique. Le document, dont une copie a été adressée au Premier ministre, insiste sur l’importance d’une plate-forme gouvernement-secteur privé qui organiserait des réunions consultatives sur une base régulière.
Le Mauritius Africa Club (MABC) a été lancé en octobre 2012 par Amédée Darga, Rama Sithanen, Afsar Ebrahim, Cédric De Spéville et Aisha Allee-Mosaheb. Le document de plaidoyer vise à identifier les perspectives d’opportunités d’affaires dans la région Afrique et les meilleures approches pour les investisseurs des secteurs privés et publics pour le renforcement de la croissance économique à Maurice. Il souligne les relations économiques et commerciales de Maurice avec les pays africains et propose une quinzaine de mesures susceptibles de permettre une approche plus approfondie et efficace dans un partenariat renforcé public-privé dans la démarche Maurice-Afrique.
Le document souligne que l’Afrique suscite beaucoup d’intérêt de la part des entreprises mauriciennes en pleine croissance. Ainsi, des compagnies comme TERRA, Food & Allied Ltd, Vita Rice et Mauritius Commercial Bank, entre autres, ont déjà une présence dans cette région, alors que d’autres firmes de services professionnels, comme BDO et Straconsult, traitent régulièrement avec des clients africains.
Le document relève que Maurice, qui est reconnue comme une plateforme idéale pour les investisseurs étrangers, a au fil des années construit et renforcé des relations économiques et politiques bénéfiques au pays aussi bien que pour l’Afrique. Afin d’atteindre des avantages économiques, des outils stratégiques nécessaires avec des mesures politiques durables pour alimenter le moteur de la stratégie Maurice-Afrique sont proposés dans ce document de plaidoyer. Parmi figure la création d’un Regional Business Development Fund (RBDF) avec la contribution du secteur public et du secteur privé. « This is very important to mitigate and manage risks. The RBDF should be used to support business ventures to the region through seed capital as equity as well as for the payment of studies that need to be done for business development », est-il souligné.
Le MABC souhaite également une augmentation des connexions aériennes en Maurice et le Kenya. Ethiopian Airways devrait être invitée à desservir Maurice. Selon le document, une meilleure connectivité permettra de rendre Maurice plus attrayante pour des quartiers généraux régionaux, dont la plupart s’installent actuellement en Afrique du Sud. De plus, des hommes d’affaires seront encouragés à venir à Maurice, augmentant ainsi le flot touristique en provenance du continent. Le document note également l’importance d’une feeder shipping line afin d’améliorer la compétitivité des produits manufacturés localement et donnant un coup de pouce aux compagnies opérant dans le port franc mauricien
Les promoteurs de la MABC, Amédée Darga, Rama Sithanen, Afsar Ebrahim, Cédric de Speville et Aisha Mosaheb croient que Maurice peut être pour le continent africain ce que Singapour est pour l’Asie. Cette plateforme a pour but de réunir tous ceux qui ont un intérêt commercial en Afrique, de promouvoir le partage d’expériences, d’informations et le réseautage entre ses membres, d’être une plate-forme d’interaction avec les hommes d’affaires étrangers et les inciter à venir à Maurice pour promouvoir les investissements en Afrique, d’être une plate-forme de plaidoyer pour une stratégie Maurice-Afrique efficace, de promouvoir la connaissance et la compréhension de l’Afrique.
Le Club tient habituellement au moins six réunions bimensuelles axées sur les expériences réelles en Afrique, la présentation des informations et des données des entreprises intéressées. Ces plateformes permettent de rencontrer des hommes d’affaires étrangers de passage à Maurice. Le Club a déjà tenu trois réunions depuis son lancement en novembre dernier. La prochaine conférence publique sera organisée le 19 avril.