L’haltérophilie aura été au centre de toutes les controverses cette saison. Le seul point positif est à mettre à l’actif de Shalinee Valaydon (+75 kg) qui a récolté trois médailles d’or lors des derniers Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) à Mahé. Bien évidemment, plusieurs haltérophiles se sont illustrés cette année en établissant plusieurs records personnels lors des différentes compétitions au programme. Cependant, tout n’a pas été rose depuis le début de la saison surtout en terme de gestion. La plus grosse déception demeure certainement les Jeux indianocéaniques. Le président de la Mauritius Amateur Weightlifters & Powerlifters Association, Nundkishore Fakun, avait eu la langue bien pendue en affirmant que son équipe rapporterait 35 médailles d’or aux Seychelles. Il y a également l’épisode du Directeur Technique National, à savoir le Bulgare Trendafil Stoychev. Lors d’un stage intensif avant les JIOI à Budapest, les neuf haltérophiles qui avaient fait le déplacement avait dû regagner Maurice en urgence après que certains d’entre eux soient tombés malade. Suite à cela, Stoychev avait fait savoir qu’il ne comptait plus revenir au pays et que les haltérophiles devraient se débrouiller sans lui. Une affaire remplie de zone d’ombre.
Il y a également eu la non-participation de Shalinee Valaydon aux 22es African Senior Championships à Cape Town (Afrique du Sud) du 10 au 15 octobre dernier. La leveuse de fonte était dans le flou total car elle ne comprenait pas pourquoi elle avait été privée de ces Championnats. Les autres faits marquants de cette année sont les démissions de quatre membres du comité directeur de la MAWPA : Iswar Bulka (vice-président), Poorun Bhollah (secrétaire général), Richard Doolul (trésorier) et Mohit Ramnath (assistant-trésorier). Le 6 décembre dernier une longue lettre, signée par six haltérophiles, avaient été adressée au président de la MAWPA, évoquant leur déception depuis l’élection de Fakun et dénoncant plusieurs évènements mettant en doute la gestion de la fédération.
Force est de constater que la MAWPA est sur la mauvaise pente, et au train où vont les choses, il est clair que l’haltérophilie mauricienne nage en eaux troubles. Les querelles intestines ne cesseront-elles donc jamais? Il ne faut pas oublier que l’important c’est le bien-être des athlètes, et que face à ces conflits, ce sont eux les perdants dans cette histoire. La MAWPA qui était jadis considérée comme une fédération fantôme, fait maintenant parler d’elle de manière peu enviable.