La rencontre en haut de l’affiche de la 27e journée, hier, entre le Cercle de Joachim et l’ASPL 2000, au stade George V, n’a livré ni vainqueur, ni vaincu au terme des 90 minutes. Un score de 0-0, qui scelle un match marqué tantôt par la fébrilité, tantôt par la fluidité du jeu, permet au Cercle de Joachim de maintenir son avance de trois points en tête du classement, devant l’ASPL 2000.
Il n’aurait fallu que d’un but pour que l’ASPL 2000 prenne les commandes du championnat. Mais la rencontre, sans aucun but de part et d’autre, n’a servi les desseins d’aucune des deux équipes.
Sakoor Boodhun, coach de l’ASPL 2000, se disait malgré tout satisfait de ses joueurs à l’issue de la rencontre. « C’était le genre de match tactique où tout pouvait arriver, où tout se jouait à 50-50 », analyse-t-il.
Joe Tshupula, l’entraîneur du Cercle de Joachim, abonde dans le même sens. « Félicitations à l’autre équipe. Nous avons produit du beau football, et pour y arriver, il faut deux équipes sur le terrain », souligne le technicien.
Et pourtant, ce beau football a parfois failli sombrer, comme ce tacle de Damien Balisson, sur Ludovic Lafoudra à la 66e minute, qui a vu les deux joueurs s’affronter tête contre tête. Une altercation évitée grâce à l’intervention de leurs coéquipiers respectifs.
Mais le public a eu aussi droit à de beaux moments de football, comme lors de cette phase de jeu, aux alentours de la 50e minute, où le Cercle de Joachim se sort de l’impasse défensive que l’ASPL 2000 a mise en place au milieu. En encore, cet une-deux, entre Lalaina et Ernest, qui aboutira à un tir cadré mal capté par Christopher Casernes, mais bien récupéré par sa défense.
Mais les Port-Louisiens peuvent nourrir des regrets. En effet, ce sont eux qui se signalent, très tôt dans le match. 4e minute : Lafoudre hérite d’un centre, mais croise trop sa frappe. De là, les buts de Christopher Casernes, seront pris d’assauts.
Il y a eu aussi, cet instant presque malheureux où Percy Buckland perdait son duel de capitaine aux dépens de Andry Lalaina. Ce dernier renvoie le cuir à Jonathan Ernest, mais lui aussi voit son tir passer à côté des montants de Casernes (38e).
Quelques instants plus tard, Ernest se rappelait aux souvenirs de Casernes, lorsque son tir heurtait le montant. « C’est ce que nous pouvons regretter. Nous aurions pu faire le break », avance Sakoor Boodhun.
Les deux équipes mettront en place un schéma défensif à densité variable, mais surtout qui fait ses preuves. D’un côté comme de l’autre, la défense plie, mais ne rompt pas. « Sur l’ensemble, on voit que c’était équilibré. À ce qu’on voit, aucune des deux équipes ne méritait de perdre », fait ressortir le technicien curepipien.
Si la première mi-temps a été placée sous le signe port-louisien, la deuxième, elle, sera grandement curepipienne, même si l’ASPL 2000 montre parfois des signes de lucidité dans son jeu.
L’homme en forme de Joachim, Guiyano Chiffone, donnait du boulot à la défense port-louisienne, déjà, sur coup franc, eu début de la deuxième période, puis, à la 63e minute, lorsque son tir forçait Jean-François Ammomoothoo à la parade.
Il y eut encore quelques actions, sans aucune influence sur le cours du jeu. Les dieux du stade n’étaient ni avec le Cercle de Joachim, ni avec l’ASPL 2000, et les deux équipes rentraient avec un point chacune.