Au niveau du ministère des Administrations régionales et des îles outremer, le palme de la mauvaise planification revient aux Mauritius Fire and Rescue Services pour l’achat de deux véhicules qui ont coûté un total de Rs 50,7 M. L’un est immobilisé en raison d’une panne pour cause d’échelle déficiente et l’autre en raison de problèmes mécaniques.
Le rapport de l’audit relève une idée « lumineuse » de l’OIDC qui a décidé de faire l’acquisition en juin 2013 d’un camion au coût de Rs 15,7 M devant être utilisé en cas d’accident d’avion pour Agalega. Or comme le souligne le rapport de l’audit non seulement Agalega ne dispose pas d’une piste d’atterrissage praticable mais ne reçoit les visites d’avions que très rarement sans compter qu’il n’y a pas de caserne de pompiers dans l’île. « L’acquisition peut être considérée comme inutile et le pire, deux ans après l’achat du véhicule, il est toujours immobilisé à Maurice en raison d’une panne mécanique », constate le rapport de l’Audit.
L’autre véhicule, doté d’une échelle de 32 mètres de long, a été acheté après appel d’offres pour un montant de Rs 35 M. Le camion a été livré en janvier 2013, trois mois après la date prévue, avec une période de garantie de deux ans. « The offer price comprised the maintenance for a period of five years operation after the two year warranty period for the sum of Rs 2, 244, 432 which was within the estimated costs. Despite the recommendation of the BEC, there was no agreement for the maintenance of the vehicle with the Supplier ». Or depuis le 10 février dernier le mécanisme visant à faire fonctionner l’échelle ne marche pas. Les fabricants refusent de réparer le véhicule. « According to the Supplier, the certification of the vehicle had expired on 14 January 2015. In the absence of any certification of the vehicle, the Supplier refused to carry out the necessary repairs ».
En février le fournisseur a, en février dernier, réaffirmé que « the certification could not be reinstated. The MFRS should request for a certification to be effected upon payment of the required charge ». Le véhicule attend toujours d’être réparé.
Mauvaise planification à Mare-Chicose
Le rapport de l’Audit relève également un manque de planification au niveau de la gestion du dépotoir de Mare-Chicose. « Tenant en compte l’augmentation rapide du volume de déchets solides et de la réduction des espaces disponibles au niveau de la « cell 6 », la construction de la « cell 7 » aurait dû avoir été préparée convenablement. Initially, the contract for the construction of the new Cell 7 should have been awarded by November 2011 and completed by July 2012 ». En raison d’un retard dans l’allocation du contrat, les travaux d’extension du dépotoir coûteront Rs 240 M plus cher soit une augmentation de 12 % du coût estimé initialement. Par conséquent un contrat de Rs 512 M a été alloué aux consultants et contracteurs par le biais des « direct and emergency procurement methods » sans passer par des appels d’offres compétitifs.
Le contrat pour la construction de la « cell 7 » a été alloué deux ans après la date initialement prévue de novembre 2011. « Contrary to the approved scope of the project, the total estimated costs of Rs 1.97 billion for duration of 10 years included the Post Closure Management Phase which was excluded in the third main Contract », constate le rapport.
Le ministre des Administrations régionales estime, pour sa part, que « the construction of sub-Cells had not only impacted on the contract value but also resulted in a longer lifespan of the landfill. Initially, it was expected to provide landfilling space up to 2017 through the construction of Cell 7, but ultimately, landfilling capacity would now be available up to end 2018 ».
Le dépotoir atteindra son point de saturation en 2018/19. Les procédures en vue de l’identification d’un autre terrain ont commencé depuis trois ans mais n’ont toujours pas abouti. L’actuel contrat expire en janvier 2016 et le nouvel « expression of interest » pour les services de consultants est actuellement évalué par le ministère.