La Mauritius Labour Congress (MLC), à travers son président, Haniff Peerun, a envoyé une lettre au Premier ministre en lui demandant de prendre les actions nécessaires concernant le recrutement dans le service civil. « The delegation of power by the Public Service Commission (PSC) to ministries for recruitment of jobs in the public sector has caused and is still causing severe prejudice to candidates applying for jobs. »
Dans une lettre au Premier ministre, le MLC lui demande à sir Anerood Jugnauth de revoir l’ancien système où tous les recrutements étaient effectués par la PSC. Ce même organisme sera d’ailleurs responsable de tous les recrutements incluant tous les grades dans le secteur public. « Il faut restaurer la confiance dans le public », écrit Haniff Peerun. « Le travail doit se faire dans la transparence. Il faut arrêter de déléguer les pouvoirs au ministère. Il y a beaucoup de plaintes venant de candidats faisant leur demande pour un travail », décrit-il. Haniff Peerun a mis l’emphase sur le recrutement récent d’une soixantaine de médecins et où, dit-il, « il n’y a eu aucune transparence ». Selon lui, ces cas créent des « frictions qui ne devraient pas exister ».
Le rapport du PRB a également été évoqué. « Il paraît que le rapport est fin prêt. Au niveau du MLC, on souhaite qu’il soit présenté avant le 31 décembre. » Pour revenir à l’Employment Relations Act et l’Employment Right Act, deux lois qui, dit-il, « sont venues remplacer l’Industrial Relation Act et la Labour Act », Haniff Peerun déclare qu’il « n’y avait aucun moyen de contrôler les licenciements ». Selon lui, « concernant l’amendement du travail, des propositions avaient été faites » au ministère. Le directeur du travail rencontrera en ce sens les membres du MLC demain à 11 h. «  Il est important que le ministère du Travail reconsidère ces détails avant d’aller au Parlement. Notre but est que l’injustice cesse et, avec elle, la souffrance des Mauriciens. C’est pourquoi nous souhaitons plus de transparence dans les décisions gouvernementales. Il faut harmoniser cette proposition et offrir de meilleures conditions de service. Nous constatons également que le travailleur qui est au bas de l’échelle au sein du privé n’a aucun filet de protection. »
Haniff Peerun estime « impensable » qu’en 2015 un Cleaner perçoit un salaire de Rs 2 000. « Il faut aussi que le gouvernement arrête d’employer des gens dans le secteur privé sous contrat. Il faut un travail sur une base permanente. » Le président du MLC conclut qu’il faut « combattre le chômage » avec la mise en place d’une National Employment Policy, qui viserait à encourager la main-d’oeuvre locale. Pour ce faire, « les conditions de travail des étrangers doivent être revues, car ils sont employés au détriment des Mauriciens ».