Une plainte a été déposée à l’encontre de l’avoué Theyvarajen Ponambalum au siège de la Mauritius Law Society par Luximum Badal, président de l’Union of Post Office Workers Branch No 2, relative à la tenue d’un comité disciplinaire en date du 7 octobre. Il lui reproche sa façon de faire.

Dans une lettre adressée à cette instance, il souligne que la tenue de ce comité a dû être renvoyée à plusieurs reprises en raison de l’indisponibilité de son avocat. Lors de la tenue du comité disciplinaire, son président l’a informé qu’il est en présence d’une lettre émanant de son avocat disant qu’il souhaite se retirer de l’affaire. Le président du comité aurait commencé à agir « de façon disproportionnée ».

« Following a unwarranted intervention of Counsel of the adverse party, which I viewed as being disproportionately displaced in the circumstances, Me Ponambalum started pestering me with his unfair and reasonable remarks, coercing me into finding another Legal Council within the next 15 minutes. When I told that this was not possible, he took the decision to fix the sitting for Tuesday 08 October, then Wednesday 09 October and ultimtely Thursday 10 October 2019, threatening to continue with the hearing irrespective of whether my Counsel is, or I am, present of not », souligne-t-il dans la lettre. Il ajoute aussi dans la lettre que l’avoué aurait menacé de prendre les décisions qui s’imposent.

« The intermittent yet provocating interventions of Counsel of the other side urged me to seek clarifications from the Chairperson as to who was to take decisions. To this, Mr Ponambalum replied “I am the boss. I decide what to do” », souligne le président du syndicat dans la lettre. Il juge « peu professionnelle » cette façon de faire.

« I view the form and tenor of Mr Ponambalum’s address towards me as unprofessional and in breach of the Rule of Law As a seasoned Attorney, he has to know that any disciplinary hearing, if justified, must espouse the principles of natural justice. In view of the above, I kindly request that my complaint to be looked into and proper redress be made », demande Luximan Badal dans la lettre en date du 8 octobre dernier.

Interrogé par Le Mauricien, ce matin, Me Ponambalum a déclaré qu’il ne peut commenter la teneur de cette lettre vu qu’il est un arbitre dans cette affaire. Il rejette en bloc les accusations portées contre lui par le président dudit syndicat.