La nouvelle carte d’identité électronique, qui remplace la carte en laminé, ne contiendra pas les données médicales du citoyen. C’est la garantie donnée par Rao Ramah, directeur du projet Mauritius National Identity Scheme (MNIS). Dans le cadre du projet d’information du système de santé, le e-health, la nouvelle carte d’identité servira uniquement à l’identification de son détenteur lorsque ce dernier se présentera dans un centre de santé ou un hôpital de l’île, une fois le projet déployé en 2016.
« Le projet est le même depuis le départ. Il n’a pas changé et la nouvelle carte d’identité électronique ne contiendra pas les données médicales du citoyen », a déclaré Rao Ramah, qui faisait le point hier sur l’avancée du processus de conversion pour le remplacement de la carte d’identité actuelle. Le directeur du projet du Mauritius National Identity Scheme (MNIS) a voulu mettre les choses au  clair en insistant sur le fait que la nouvelle carte ne contiendra pas les données médicales du citoyen. La carte servira toutefois à l’identification de son détenteur, une fois que le projet e-health sera déployé début 2016 dans les 124 centres de soins à travers l’île, y compris les hôpitaux, ce qui permettra de relier un patient à sa base de données, et ce sans erreurs.
Un des composants du projet e-health, qui vient d’être approuvé par le Cabinet, est d’informatiser et de centraliser les différents dossiers des patients dans une unique base de données, qui sera accessible dans les centres de santé et hôpitaux. « Mais pour que le système e-health soit efficace, il faut une base de données de la population précise et fiable », explique Rao Ramah. Un procédé qu’on appelle “data clensing”, en cours de réalisation, avec les procédures de conversion qui ont démarré en septembre 2013. Les opérations étant faites autrefois manuellement, la précédente base de données – la Central Population Database (CPD) – contenaient des erreurs, notamment des noms mal orthographiés ou encore des noms différents de ceux de la carte d’identité et de l’acte de naissance. Avec autant d’erreurs sur une base de données de la population, affirme Rao Rama, « il serait difficile de mettre en place le projet d’informatiser le système de santé ».