Un peu plus de deux semaines sont passées depuis la rencontre du 23 mars à Port-Louis entre l’Ombudsperson for Sports, Ramesh Sunt, et les membres du Mauritius Paralympics Committee (MPC), dont l’ex-président Reynolds Permal, membre de la Visually Handicapped Persons Sports Federation (MHPSF). Rencontre au cours de laquelle un représentant du Registrar of Associations avait clairement précisé que le MPC n’était pas une association enregistrée. Ce qui avait alors amené Ramesh Sunt a déclaré que le MPC n’était pas reconnu par le ministère de la Jeunesse et des Sports, et de préciser que des démarches devaient être enclenchées rapidement, afin que le MPC se mette d’abord en conformité avec la Sports Act avant de tenir de nouvelles élections. Force est de constater que deux semaines après, rien ne semble avoir été enclenché.
Dans notre livraison du 26 mars, nous faisions état des procédures à suivre pour mener à la tenue des élections du MPC, et ce, comme le stipulent les lois sportives du pays. Nous avions ainsi fait remarquer que le rôle de l’Ombudsperson for Sports ne devrait pas uniquement demander aux membres du MPC d’aller s’enregistrer au Registrar of Associations pour ensuite organiser des élections. Son devoir était surtout de recommander au ministre Stephan Toussaint la nomination d’un caretaker committee, et ce, comme l’exige la section 9 de la Sports Act. Ramesh Sunt est-il allé de l’avant avec cette démarche ? Apparemment non.
Selon Jean-Marie Malépa, président de la Mentally Handicapped Persons Sports Federation (MHPSF), c’est le calme plat depuis la rencontre du 23 mars dernier. « Je ne comprends plus rien, dit ce dernier. Cela fait deux semaines depuis que nous avons été informés que le MPC n’est pas enregistré au Registrar et qu’il n’est pas reconnu par le MJS. Malgré cela, on n’entend rien. Il n’y a aucun contact surtout venant de ceux censés être responsables de la cause handisportive. Certes, le comité ne tient plus la route, mais toujours est-il que l’ex-président aurait dû prendre les choses en main en contactant les représentants des fédérations concernées pour décider de la marche à suivre. Il semblerait malheureusement que rien n’a été fait ».
Absence d’initiative
Face à cette situation, Jean-Marie Malépa a décidé de prendre les choses en main et compte en premier lieu alerter le ministre Toussaint devant l’urgence de la situation. Car, soutient-il, si le MPC n’est pas reconnu par l’État, ses athlètes ne pourront participer à des compétitions au niveau international. « C’est un fait que si les choses n’avancent pas dans la bonne direction et que si rien n’est fait rapidement, nos athlètes ne pourront prendre part aux Championnats du monde de juillet prochain à Londres en Angleterre. Ce qui est très inquiétant. Il faut que le ministre le sache », a-t-il fait remarquer.
Pour éviter une telle situation, la décision a été prise d’alerter le ministre. « C’est la première fois que notre fédération, responsable des athlètes souffrant d’une déficience intellectuelle, a deux qualifiés pour les Mondiaux. Par respect à ces athlètes, aussi bien que les autres qualifiés, je me dois, en tant que dirigeant responsable, de tirer la sonnette d’alarme et de prendre les choses en main. Car ce serait bien dommage et surtout très triste pour ces athlètes si jamais on devait effectivement ne pas être ne mesure de participer à ces Mondiaux en raison d’un manque d’initiative de la part de certaines personnes », a-t-il fait ressortir.
D’autre part, Jean-Marie Malépa se pose des questions quant à celui qui représentera le MPC à l’assemblée générale élective de l’Africa Paralympics Committee cette semaine en Angola au cas où Maurice déciderait d’y être représentée. Même si le billet d’avion pourrait être pris en charge, a-t-il précisé, il aurait bien aimé savoir comment se fera les autres dépenses liées à ce déplacement, telles que l’hébergement, d’autant que le MPC n’est pas reconnu par l’État. Pour conclure, Jean-Marie Malépa a indiqué qu’il compte solliciter – après avoir alerté le ministre – les trois autres fédérations handisportives, afin de faire avancer les choses dans l’intérêt des handisportifs.