Un groupe d’employés de la Mauritius Shipping Company Limited (MSCL) a porté plainte au ministère du Travail hier. Ils affirment subir des « pressions » de la part de la direction pour soumettre des propositions dans le cadre d’une restructuration. Autrement, ils seront licenciés. Pour leur négociateur, Ivor Tan Yan, il s’agit d’un cas de « violence » sur le lieu du travail.
Ces employés de la MSCL ont appris la semaine dernière que leur nom figurait sur une liste de 30 personnes qui pourraient être licenciées à la fin de ce mois. « Nous avons passé une semaine traumatisante. Nous n’avons eu aucune information officielle venant du Chairman ou de la direction. Il nous a fallu acheter plusieurs journaux par jour pour savoir ce qui se passait », déplore l’une d’entre elles.
Ces employés avaient jusqu’à vendredi dernier pour soumettre des propositions comme alternative à leur licenciement. Ce que leur syndicat a refusé, indiquant que c’est au management de faire ses propositions. Mais au final, 26 des 30 employés concernés ont soumis des propositions. Ils disent l’avoir fait sous pression. « On nous a dit qu’on allait nous mettre sur le workfare programme. Dans certains cas, le management nous a suggéré des propositions, comme réduire le salaire ou prendre sa retraite. »
À la mi-journée, les employés, accompagnés d’Ivor Tan Yan, ont fait une plainte contre cette situation au ministère de l’Emploi. « C’est un cas de violence sur le lieu du travail. Ce qui est interdit par l’article 54 de la loi du travail », avance le négociateur des employés.
Sollicité sur la question, le président du board de la MSCL, Jawaharlall Lallchand, a nié toute pression ou abus. « Qui fait pression sur eux ? Si quelqu’un a signé il doit assumer ses responsabilités. Nous sommes des adultes. Nous avons demandé aux employés de faire des propositions car l’union ne l’a pas fait. »
Répondant à la critique des employés à l’effet qu’il refuse de les rencontrer, Jawaharlall Lallchand soutient que le Legal Adviser et le Managing Director ont été mandatés pour cela. « Je ne suis pas un Executive Director et je ne représente pas le board dans son ensemble. »
Le président de la MSCL avance également que le board se réunira très prochainement pour étudier les propositions des employés. « Dans quelques jours, nous aurons pris une décision. »