Le Mauritius Standards Bureau (MSB) célèbre son 40e anniversaire dans quelques mois. C’est le moment, pour le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Protection des consommateurs, Cader Sayed-Hossen, de mener un exercice pour tracer un nouveau futur et une nouvelle stratégie pour cette institution. Il intervenait hier lors d’un séminaire au siège de cette institution, à Moka, à l’occasion du World Standards Day 2014.
L’environnement économique et la standardisation évoluent très vite à Maurice, souligne Cader Sayed-Hossen. « De nombreux défis guettent le MSB, tels la libéralisation du commerce, l’émergence des zones et communautés économiques régionales, la hausse des mesures non-tarifaires comme des barrières techniques au commerce, l’arrivée d’une culture globale de qualité avec un accent durable sur la préservation de l’environnement et l’émergence des secteurs tels que l’économie verte, bleue, etc. », avance-t-il. Ces changements, couplés avec des impératifs locaux, auront probablement des implications importantes sur les fonctions, la structure et le financement du Mauritius Standards Bureau.
Le ministre a fait remarquer qu’avec la globalisation de l’économie, « notre industrie locale est appelée à s’adapter et à concourir pour sa survie ». « Il faut assurer la qualité et la sécurité des produits qui sont commercialisés sur nos marchés. Il est donc impératif de mettre en place une structure d’évaluation de conformité reconnue globalement et soutenue par un système international de standardisation ».
Cader Sayed-Hossen a présenté le plan stratégique du MSB pour la période 2014-2020 qui définit la nouvelle direction stratégique et la vision pour être en accord avec le développement au niveau mondial. Ce plan identifie onze stratégies visant à transformer le MSB en une institution moderne, réputée et financièrement durable, pour développer un partenariat plus étroit avec le monde des affaires.
Pour sa part, le nouveau président du MSB Council, Suttyudeo Tengur, a dit vouloir partager quelques idées visant à favoriser l’image du MSB, pour le bien de l’institution elle-même, mais aussi de la population. « Après tout, nous consommons tous beaucoup de produits et ceux-ci doivent être de bonne qualité », a-t-il déclaré, reconnaissant toutefois « ne pas connaître grand-chose en matière de normes et de qualité ». « Cela aiderait les consommateurs s’ils étaient au courant des normes de qualité introduites par les organisations internationales et le MSB », devait-il ajouter. À cet effet, M. Tengur souhaite savoir si ces normes ont aidé à améliorer la qualité de vie de la population et celle des produits locaux, tant ceux destinés à l’export qu’au marché local.
Le nouveau président du MSB Council a évoqué le rôle des institutions publiques qui doivent répondre aux attentes du public, aux objectifs du gouvernement et faire preuve de transparence et de responsabilité. « Les choses doivent être faites de manière appropriée afin de prévenir le mal contre cette institution, contre moi-même et aussi contre les employés. Toutes les décisions doivent être prises de manière à éviter le moindre doute », a-t-il conclu.