Le pèlerinage à la Mecque, l’octroi de permis à l’entreprise israélienne ECI Telecom et l’entente religieuse étaient au menu des discussions du Mauritius Supreme Council for Islamic Affairs la semaine dernière. Une conférence tenue en présence du président de l’association, Rashad Daureeawo, entre autres.
“Depuis 1967, Maurice soutient la cause des Palestiniens”, soutient Rashad Daureewo, qui se dit concerné par les récentes négociations commerciales entre Maurice et Israël. “L’on aimerait savoir quelle est la position de l’État par rapport à nos relations avec la Palestine, car la décision de choisir cette compagnie, qui est aussi un des fournisseurs d’armes pour la défense d’Israël, reste floue”, ajoute-t-il. “Nous condamnons tous les liens commerciaux avec Israel”, martèle le président du Mauritius Supreme Council for Islamic Affairs. Ce dernier avance que s’il y a rapprochement entre les deux pays pour l’établissement de liens diplomatiques ou commerciaux, la communauté mauricienne ne restera pas les bras croisés.
Autre sujet discuté lors du point de presse est le pèlerinage du Hadj. Après les doléances des pèlerins l’an dernier sur les hôtels situés trop loin de la Mecque, entre autres, le Mauritius Supreme Council for Islamic Affairs espère qu’il y aura cette année des améliorations. Louant l’initiative des autorités de mettre en place une ambassade à Riyadh cette année, l’association va encore plus loin. Et ce, afin de faciliter davantage le séjour des hajees mauriciens. Elle demande un consulat à Jeddah, non loin de la Mecque. Rashad Daureeawo demande également que le nombre de pèlerins soit une fois pour toutes fixée afin d’éviter les soucis de l’an dernier où 500 personnes avaient été ajoutées à la liste à la dernière minute. Il souhaite ainsi que “la liste des 1040 hajees de cette année soit définitivement fixée à 1540”. L’association a aussi souligné les relations commerciales entre l’Arabie saoudite et Maurice, et souhaite qu’il y ait davantage d’accords entre les deux pays.  
Le Mauritius Supreme Council for Islamic Affairs a par ailleurs parlé de montée de l’islamophobie notamment aux États-Unis et en Europe. “Nous avons la chance de vivre dans un pays comme Maurice où toutes les communautés cohabitent en harmonie”, dit-il. “Nous lançons ainsi un appel à tous les chefs religieux de consolider ces valeurs et principes dans leur communauté.” Le Mauritius Supreme Council for Islamic Affairs suggère dans cette optique qu’il y ait des visites éducationnelles organisées dans les établissements primaires et secondaires. “Il faut donner aux jeunes l’occasion d’entrer dans une mosquée, une église, un temple ou un kovil. Cela va aider à développer chez eux la tolérance dès un jeune âge.” Selon l’organisation, “on ne fait pas assez pour l’harmonie religieuse dans le pays”.