Heureux dénouement dans l’affaire de paiement des arrérages aux 131 employés qui n’avaient pas signé « l’option form » du rapport Appanah en 2008. Un des syndicats de Mauritius Telecom (MT), en l’occurrence la Telecommunication Employees and Staff Association (TESA) a finalement signé durant la semaine l’accord collectif portant sur le « back pay » de ces 131 employés depuis 2008. La direction de MT confirme que le paiement serait effectué au plus tard le 15 octobre.
Deux syndicats d’employés de l’opérateur historique, la Telecom Workers Union (TWU) et la Mauritius Telecom Employees Association (MTEA) avaient déjà apposé leur signature à l’accord collectif qui devait avaliser le paiement des arrérages aux 131 employés qui n’avaient pas signé « l’option form » du rapport du commissaire salarial Appanah en 2008. Dans le cadre du rapport du dernier exercice d’arbitrage sur les conditions de salaires et des avantages pour la période 2012-2016, un back-pay de seulement 6 mois avait été accordé par la juge Premila Balgobin. La TESA avait fait durer le suspense, refusant de signer.
Les syndicats avaient vivement contesté cet aspect en insistant sur la possibilité de négocier avec la direction de MT, bien que le rapport salarial de la juge Balgobin fût final et sans appel. Le 25 septembre dernier, le conseil d’administration de MT avait accédé à la demande des trois syndicats pour le paiement des arrérages dans le cas des 131 employés, avec celle-ci sujette à la signature d’une convention collective par les trois syndicats. La TESA avait exprimé quelques réserves à la signature de ce document et, dans une déclaration, son président, Suraj Ray avait expliqué qu’elle s’en est abstenue « pour des raisons d’éthique », rejetant l’idée que la direction de MT apporte des amendements à un rapport final rédigé par la commissaire salariale. Suraj Ray avait évoqué une question de « droit » et de « principe de respect de la décision » de la juge Balgobin.
Mais au cours de la semaine écoulée, la TESA a finalement accepté d’y apposer sa signature. Ce qui suscite un véritable soulagement au niveau des employés concernés qui attendaient depuis 2008.