Dans la dernière édition de MBC Focus intitulée “Mauritius inc. : Rising up the productivity challenge”, Gilbert Gnany, Chief Strategy Officer du groupe MCB, se penche essentiellement sur les conditions nécessaires en vue de favoriser la productivité et, par extension, la croissance économique du pays. Il estime, entre autres, que le pays doit ouvrir davantage son marché du travail aux compétences étrangères, surtout s’il veut se positionner comme une plateforme d’investissements et financière pour le continent africain.
Gilbert Gnany s’appesantit moins sur la croissance économique, se contentant des dernières prévisions du bureau central de statistiques. Il s’appuie toutefois sur les conditions nécessaires à la croissance et à la productivité et insiste sur la nécessité de s’appesantir et d’approfondir le concept de gouvernance économique. « It would be desirable to futher wield the concept of economic governance in order to better entrench the necessary conditions, relating to the structure, quality, functioning and stability of the legal, institutional, macroeconomic and regulatory environment », écrit-il. Pour cela, il importe que la gestion économique du pays soit ancrée dans des fondations stables afin de s’assurer des performances solides à travers les secteurs économiques comme l’immobilier, la fiscalité, les finances et les relations extérieures. Il préconise également la promotion d’un mécanisme de marché efficient qui fonctionne bien en instillant la compétition et l’innovation dans ses produits et le marché du travail. Une ouverture prudente de l’économie mauricienne aux capitaux et à l’expertise étrangère est également souhaitée, surtout dans des segments nécessitant une expertise avancée, tout en intégrant davantage le pays « within global value chains and international markets in terms of investment and trade ».
Gilbert Gnany estime que davantage d’efforts doivent être consentis pour le développement du capital humain. « Althouth rising enrolment rates, particularly tertiary enrolment are laudable (40% in 2012) and its overall score in the quality of education has been improving, other countries are moving even faster. » D’où l’importance de redéfinir les objectifs par rapport au développement d’un « world-class national education system » et d’un « broader learning institutions ». L’économiste insiste également sur la nécessité de « unleasing innovation and knowledge spillovers as absoptive capacity ». Selon lui, la croissance de la productivité peut-être obtenue à travers des investissements dans le « non-physical assets-knowledge based capital », comme la recherche et le développement, le design et les idées innovatrices basées sur l’ingéniosité humaine, qui ne se tarit jamais. « In order to enhance the fonctionning of the national innovation system, it is crucial to promote a conducive environment for kwoledge spillovers to enfold. »
Gilbert Gnany conclut que les principales conditions permettant de rehausser la productivité doivent tenir en compte les conditions suivantes : « The combatting of entrenched structural bottlenecks towards the improving the quality of human and physical capital and the extensive recourse to innovative platforms ant technological techniques in the course of the value creation journey. » Il préconise également une plus grande ouverture du marché du travail aux compétences étrangères. Finalement, il estime qu’une allocation judicieuse des ressources passe par « the fulfilment of stronger and more conducive and more durable socio-economic development as well as the establishment and harnessing of a gratifying background for all citizens to move forward and thrive amids challenging time ».