Le président sortant de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Maurice s’est dit ce matin à l’assemblée générale convaincu que le secteur manufacturier a encore un bel avenir. « Nous espérons toutefois que le ministre des Finances ne fera pas la sourde oreille quant aux droits sur nos produits qui ont une importance stratégique dans la chaîne des valeurs industrielles et à la nécessité d’accélérer nos efforts de promouvoir nos exportations dans la région », a insisté Cédric de Spéville.
Abordant le chapitre du secteur manufacturier, Cédric de Spéville a observé que la stratégie économique en 2006 était axée sur la nécessité de s’adapter. « Fortunately for Mauritius, the manufacturing sector has showed its resilience and it is still the largest single contributor to GDP, with a share of 18%. The domestic manufacturing sector has withstood the drastic reduction in duties on manufactured products and has continued to grow. The export manufacturing sector has weathered the storm of the phasing out of the Multi-Fibre Arrangement and the global liberalisation of the trade in manufactured products. It has registered a 6.5% growth in 2010, followed by a 7.8% growth last year, as mentioned earlier », a expliqué le président sortant de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Maurice (MCCI).
Aujourd’hui, a soutenu Cédric de Spéville, il est évident que le secteur manufacturier est loin d’être au crépuscule de son développement. « Il a eu un passé glorieux mais nous croyons qu’il a aussi un avenir. » Il a aussi fait état de l’étude diffusée cette semaine par la MCCI et l’Association of Mauritian Manufacturers (AMM) concernant le secteur manufacturier local. « This will certainly be a major input in a new industrial strategy. We are satisfied that, thanks to our initiatives, we are being more and more listened to and understood. »
Le président sortant a aussi souhaité que le ministère des Finances ne fasse pas la sourde oreille « on the vital issue of a low residual duty on products which have a strategic importance in the industrial value chain and the need to scale up our efforts in export promotion, especially to the region ». « Nous sommes confiants que si les politiques sont alignées nous pourrons développer davantage le secteur manufacturier et le placer au centre de nouveau plan de développement », a dit Cédric de Spéville.
Le président sortant de la MCCI a reconnu les efforts du gouvernement, en particulier du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, pour promouvoir les échanges commerciaux au plan régional. « Cependant au-delà de l’accès au marché, des politiques plus agressives doivent être adoptées en vue du développement des marchés et de la promotion commerciale tant sur le plan logistique que des liaisons maritimes et aériennes », a expliqué Cédric de Spéville. « The export drive will rest on the efficiency and cost of bringing our goods to the region. More importantly, our ambition of being the ‘platform’ between Africa and Asia will be of no meaning without an efficient, competitive and reliable connectivity with the region. »
Cédric de Spéville a aussi salué le dialogue constructif entre le gouvernement et le secteur privé concernant les orientations politiques. « Jusqu’ici tout a bien marché. Il y a eu une convergence entre nous sur de nombreux points figurant dans le Budget 2012. De plus, nous sommes d’accord avec la politique de la Banque de Maurice qui a baissé le taux d’intérêt de 50 points de base la semaine dernière. »
La MCCI, a ajouté Cédric de Spéville, ne soutient cependant pas la politique de taux de change de la roupie. « According to the latest statistics the Rupee has appreciated by 5% in 2011. The MCCI is not in favour of a policy of continued depreciation of the Rupee even if the slow depreciation policy of the 80s and 90s has served us well. In the new economic strategy of an open and diversified economic structure, stability of the rupee should be the main anchor of the exchange rate policy. »
Le président sortant a insisté sur l’importance de la compétitivité de l’économie nationale de manière à ce qu’on puisse continuer à créer de la richesse et faire avancer le pays. M. de Spéville a attiré l’attention sur certaines initiatives des autorités qui peuvent avoir des effets négatifs sur la stratégie de développement.
« Nous avons proposé le principe d’un “Regulatory Impact Assessment” afin d’éviter que des problèmes surgissent à l’avenir. Il a été reconnu dans le Budget 2011. Malheureusement, il semblerait que ces problèmes subsistent », a dit le président sortant de la MCCI. Il a cité comme preuve l’augmentation des droits de douanes sur les bouteilles d’eau potable et d’autres boissons « without any consideration of its impact on this important industry, including export competitiveness… ».