Raju Jaddoo, qui a succédé à Mamad Cheeroo aux fonctions de secrétaire général de la Mauritius Chamber of Commerce and Industry (MCCI), a insisté sur le fait que cette institution restera une organisation de référence pour la communauté des affaires et oeuvrera sans relâche en vue de protéger et promouvoir ses intérêts.
Pour Raju Jaddoo, l’année 2014 sera davantage consacrée à redynamiser et intensifier les actions dans des secteurs tels les services financiers.
« Les événements d’envergure seront plus fréquents. La promotion du B2B se verra renforcée avec le lancement du Members area qui est une plate-forme innovante du B2B électronique. Les activités de networking vont se multiplier. Un concept de MCCI Exclusive offers sera proposé aux membres. Ceux-ci ne sont que quelques-uns des nombreux projets que nous vous réservons pour l’année 2014. Il va de soi que l’amélioration constante de nos différents services restera une de nos priorités », a déclaré le secrétaire général de la MCCI.
Passant en revue les activités de la MCCI, Raju Jaddoo constate que la MCCI, de par son sens d’intégrité et d’objectivité, reste une organisation de référence en matière de consultation sur l’état de l’économie et de l’industrie. « Ses memoranda étaient déjà pris très au sérieux par les décideurs politiques et économiques de la période pré et post indépendance et ses publications très recherchées et lues », a-t-il observé. Il a évoqué la parution de The Mauritian Economy, Facts and Figures dès 1969, publication qui continue à être distribuée aux membres chaque année. « En poursuivant dans cette voie, nous avons fait de la recherche économique de pointe, une de nos priorités. Ce, dans le but de décrypter la conjoncture économique, tant locale que globale, pour donner des repères et des éclaircissements aux décideurs », a-t-il ajouté.
D’autres instruments plus pointus ont été mis en place. C’est ainsi que la MCCI a développé de nouveaux outils économiques. Parmi lesquels : le Business Confidence Indicator — un indicateur synthétique trimestriel du climat des affaires à Maurice ; le Baromètre économique — un diagramme à quatre quadrants, définissant les quatre phases du cycle économique. « À partir des analyses et des prévisions des entrepreneurs sur le présent et le moyen termes, nous pouvons fixer l’indice dans le diagramme et, ainsi, obtenir un aperçu utile de l’évolution de l’économie mauricienne ; les Perspectives économiques — À travers la modélisation économétrique et des techniques statistiques, nous pouvons produire des estimations de certaines variables macroéconomiques, à savoir, le taux de croissance potentiel et effectif de Maurice, le taux de croissance potentiel et effectif des principaux secteurs productifs, l’écart de production, le taux d’inflation et le taux de chômage. Sans oublier, bien entendu, le Budget Memorandum, rendu plus sophistiqué grâce à la recherche empirique, utilisant de nombreux indicateurs et outils économiques. Il est ainsi possible de présenter un exposé éclairé sur l’état de l’économie locale et globale, qui est soumis au ministre des Finances et du Développement économique avec pour objectif de faciliter les affaires et promouvoir le développement économique de Maurice », a soutenu Raju Jaddoo.
Le sécrétaire général de la MCCI a aussi fait mention de l’expertise de l’organisation au niveau régional et international. « La MCCI prend activement part aux discussions stratégiques qui seront amenées à redéfinir et à remodeler le commerce international telles que l’Accord de partenariat économique (APE) impliquant les régions de l’Afrique australe et orientale et les négociations tripartites qui consistent à négocier un accord de libre échange entre les pays de la SADC, le COMESA et le CAE. Il est important de noter qu’au mois d’octobre 2013, nous avons participé à la réunion sur les tripartites visant à négocier le texte de la zone de libre échange, à Entebbe en Ouganda. Nous avons aussi été invités en tant que panélistes aux Assemblées annuelles des Conseils des Gouverneurs de la Banque africaine de Développement et du Fonds africain de développement en mai 2013. Nous étions également présents à la neuvième conférence ministérielle à Bali, en Indonésie, au mois de décembre 2013, qui avait pour but de prendre un ensemble de décisions pour la simplification et la stimulation du commerce pour les pays en développement ainsi que les pays
moins avancés. Cette conférence a d’ailleurs débouché sur un accord historique après presque vingt ans de négociations. Accord qui sera, sans aucun doute, un véritable catalyseur pour le commerce international », a observé Raju Jaddoo.
La MCCI est également présente au niveau de la formation avec le Centre d’Études Supérieures qui est désormais connu comme MCCI Business School.