La MCIA Act a été amendée hier afin, entre autres, de rationaliser la crop year dans l’industrie sucrière. Le ministre de l’Agro-industrie qui a présenté le texte de loi a dit sa fierté d’avoir réussi à fusionner six institutions de l’industrie sucrière en deux ans.
Le ministre de l’Agro-industrie a rappelé que la création de la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA) avait pour but de fusionner six institutions associées à l’industrie sucrière (Service providers institutions), à savoir le Cane Planters & Millers Arbitration & Control Board, le Sugar Planters Mechanical Pool Corporation, the Mauritius Sugar Terminal Corporation, la Mauritius Sugar Authority et la Farmers Service Corporation. Cette fusion était nécessaire dans le sillage de la réduction drastique du prix du sucre sur le marché européen. Par conséquent le CESS a été réduit afin de permettre d’augmenter les revenus des planteurs.
Satish Faugoo a exprimé sa fierté d’avoir réussi cette fusion en deux ans. Dans le cadre de l’entrée en opération de la MCIA, des faiblesses ont été observées, nécessitant certains amendements.
Satish Faugoo a ainsi annoncé que l’année sucrière (crop year) sera désormais du 16 janvier au 15 janvier de l’année suivante. « This ensure that any dispute arising in a particular harvest is resolved within the specific crop year », a insisté le ministre.
Par ailleurs, l’amendement présenté hier permettra à la MCIA, en particulier le MSIRI, d’entreprendre des activités en dehors du cadre sucrier. « These include analytical services in chemical, environmental and microbiological fields, Geographical Information System (GIS), Pest and disease diagnostics, tissue culture, DNA fingerprinting for plant varieties, DNA bar coding of Insect pests, GMO testing of products, Agronomic services and Testing of agro-chemicals », a dit le ministre. Par conséquent, a-t-il estimé, les compétences et l’expérience de la MCIA seront utilisées au bénéfice non seulement de Maurice mais aussi d’autres pays. Ce qui permettra au MSIRI d’obtenir des revenus financiers additionnels. Le texte de loi prévoit également la nécessité de réglementer la production de jus de canne pour la consommation directe tenant en compte la santé publique.
Le texte de loi prend également en compte la réglementation de l’utilisation du bétail pour les besoins de la recherche et prévoit également le paiement des pensions pour les employés du MSIRI qui ont pris le VRS.