La section préprimaire de l’école de gouvernement de Candos dispose désormais d’un jardin d’enfants pour l’épanouissement de ces derniers. L’inauguration a été faite, hier, par le ministre du Commerce, de l’Entreprise et des Coopératives, Jim Seetaram. L’initiative s’insère dans le sillage de la Journée mondiale du Refus contre la Misère, observée le 17 octobre dernier, et revient à la Mauritius Cooperative Union Ltd alors que le projet a été financé par la compagnie Les Gaz Ltd.
La Mauritius Cooperative Union Ltd (MCUL) regroupe tous types de sociétés coopératives de l’île. Affiliée à l’International Co-operative Alliance, elle célèbre les événements ayant trait au concept des coopératives tels la Journée de la Femme, la Journée des Coopératives et la Journée de lutte contre la Pauvreté. C’est ainsi que chaque année, elle organise une activité à l’occasion de la Journée du Refus de la Misère. Durant ces deux dernières années, l’accent a été mis sur les enfants qui sont plus vulnérables aux conséquences de la pauvreté. Ayant été approchée par Les Gaz Ltd pour financer un projet social, la MCUL a fait le choix d’un jardin d’enfants qui faisait défaut dans cette école accueillant des enfants de milieux défavorisés.
Lors de son discours de circonstance, le ministre Jim Seetaram a remercié les partenaires du projet avant de souligner que « l’intérêt des enfants doit toujours primer ». Tout en saluant la MCUL pour son soutien aux personnes au bas de l’échelle sociale, il a dit estimer que les sociétés coopératives, de même que l’Early Childhood Care and Development Authority, ont tout leur rôle à jouer dans le développement de l’enfant. « Les enfants sont comme des bijoux. Il faut faire en sorte que dans le futur, ils brillent ». Le ministre est d’avis qu’il est temps « de regrouper toutes nos ressources » pour lutter contre la pauvreté. Il a fait référence à la chanson Lamin dan lamin, anou batir nasion morisien, sur laquelle ont chanté les petits de cet établissement scolaire.
Amrita Kistamah, directrice de l’Early Childhood Care & Development Authority, a pour sa part observé qu’à Maurice, il y a une perception selon laquelle le préprimaire n’est pas important. Or, souligne-t-elle, « il faut intervenir dès les premiers pas de l’enfant. L’éducation est comme une maison qui a besoin d’une bonne fondation. Si l’enfant n’a pas une bonne base, c’est l’échec ». Elle a partagé une lecture d’un article qu’elle a faite dans le journal New York Times qui fait mention, dit-elle, d’une étude, révélant que « l’investissement dans des enfants de 0 à 5 ans rapporte beaucoup plus en termes de revenus et n’est comparable à aucun autre investissement commercial, aussi important soit-il ! ». Mme Kistamah estime d’autre part que l’accompagnement des parents est aussi important que l’apport des enseignants.
Le président de la MCUL, M.D. Magun, a quant à lui, indiqué que l’un des sept principes des coopératives est l’attention accordée à la communauté, qui « est en fait une réplique de ce qui est maintenant connu comme la Corporate Social Responsibility ». Lorsque les personnes travaillent en groupe, selon lui, il y a beaucoup plus de solidarité. Et de souligner que l’éducation d’un enfant du préprimaire est primordiale pour son développement. Cette éducation comprend « un repas équilibré, un bon environnement, une bonne ambiance familiale ».