Dans le conflit qui oppose la Federation of Progressive Unions (FPU) et la direction de la Mauritius Duty Free Paradise sur le licenciement de 23 employés, la position du négociateur Jack Bizlall est que les officiers du ministère du Travail doivent agir d’après la loi. « Le ministère, et non le ministre, doit intervenir dans cette affaire s’il peut changer la décision du CEO », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse hier.
Selon Jack Bizlall, la FPU est disposée à rencontrer la direction de la MDFP pour discuter des modalités de la réintégration des 26 employés, à condition que leurs lettres de licenciement soient annulées. « Il est inacceptable, voire brutal, pour ces employés de voir leurs emplois être terminés à partir du 1er mai prochain », a-t-il fait ressortir.
M. Bizlall a estimé que la MDFP est en contravention par rapport à la section 39B de l’Employment Relations Act. Il ajoute que si la décision du CEO est liée à un projet de licenciement, l’employeur est tenu d’informer le secrétaire permanent du ministère du Travail de sa décision et aussi de respecter les provisions de la loi « which is more than clear in such cases ». « De par la section 39B (3), l’employeur doit appliquer des restrictions sur le recrutement, redéployer les employés et en dernier lieu, appliquer le principe de “last in first out” ».
Le syndicaliste a aussi parlé de discrimination entre employés sur la base « d’affiliation politique alléguée ». Selon lui, de nombreux employés recrutés comme caissiers récemment sous l’actuel gouvernement touchent Rs 17 000 alors que les 26 employés licenciés gagnent Rs 10 000 mensuellement. « Ce qui constitue un cas flagrant de discrimination », a-t-il lancé. Jack Bizlall allègue, par ailleurs, que la direction de la MDFP a manipulé les postes des employés concernés en les référant comme des « “trainees”, alors qu’ils sont des employés à part entière ». « Or, ils ont complété leur formation depuis 2013 », a-t-il fait ressortir. Il est temps, selon lui, « de tester la section 39A de l’Employment Rights Act qui protège les employés de telles décisions inacceptables de la part des employeurs ». Le syndicaliste a indiqué que «si la MDFP maintient sa décision au sujet du licenciement de ces employés, ce cas sera référé à l’Employment Promotion and Protection Tribunal ».