Photo Archives : le siège de la PSEA à Beau-Bassin
  • Deux demandes de révisions judiciaires, l’une par la Managers Private Secondary School Union et l’autre par la direction de l’Hindu Girls’ College Association
  • L’Hindu Girls’ College Association accuse la PSEA d’avoir eu recours « au chantage » à l’encontre du manager de l’école

La direction de la Private Secondary Education Authority (PSEA) fait le va-et-vient en Cour suprême en ce deuxième trimestre scolaire en raison de deux demandes de “Judicial Review” déposées par des managers des collèges contestant certaines décisions prises par cet organisme.

Outre la demande de la Managers Private Secondary School Union, qui sera entendue le 1er juillet prochain, concernant de nouveaux règlements relatifs aux laboratoires/“specialists rooms”, il y a aussi celle de l’Hindu Girls College Association (propriétaire de l’Hindu Girls College), qui conteste des directives de la PSSA lui demandant de revoir sa décision concernant le licenciement d’une employée.

Le propriétaire du collège, à travers son affidavit, affirme que la PSEA « is unlawfully inciting Co-Respondent No 1 (Rananand Bunjun, le manager du collège, Ndlr) to go against the decision of the managing committee » de l’école, alors que cet organisme « has no power to do so ».

S’agissant de la contestation de l’Hindu Girls College Association, le plaignant, dans son affidavit, fait un rappel des faits ayant conduit au licenciement d’une prof de sociologie. Selon le plaignant, cette dernière aurait fait de « serious allegationss against the management of the college » et, à la suite d’une enquête interne, le contrat du travail de l’enseignante a été résilié.

Selon le manager du collège, à plusieurs reprises, la PSEA, à travers des correspondances, a insisté pour la réintégration de cette employée, « inspite of the applicant making it clear » qu’il ne réintégrera pas l’employée en question. Selon le plaignant, la PSEA aurait même eu recours « au chantage ». A ce sujet, le plaignant affirme que la PSEA aurait dit au manager « soit il revoit sa décision concernant le licenciement du prof, soit il pourrait faire face a un “deregistration” en tant que manager ».

En ce qu’il s’agit de la menace brandie par la PSEA concernant un éventuel “deregistration” de Ramanand Bhunjun en tant que manager du collège, le plaignant fait ressortir dans son affidavit qu’il « note with serious concern » une lettre datée du 17 mai et signée de M. Luchoomun, le directeur de la PSEA, dans laquelle ce dernier fait mention des pouvoirs qui lui ont été conférés par la ministre de l’Education (Respondent No 2 dans cette affaire en cour) selon l’Education Act pour prendre de telles mesures.

Par rapport à cette lettre, le plaignant affirme que le directeur de la PSEA utiliserait ses relations avec le Respondent No 2 pour prendre une « highly abusive, arbitrary and unreasonable decision », à savoir une action à l’encontre du manager du collège, parce que celui-ci refuse de revoir sa décision concernant la resiliation du contrat de travail d’une prof.

Selon le plaignant, « there are absolutely no valid reason » pour un éventuel « deregistration » de M. Bhujun en tant que manager de l’Hindu Girls College, car ce dernier a jusqu’ici assumé ses responsabilités dans cette fonction « in good faith, fairly, reasonably » dans l’intérêt des élèves et à la satisfaction du propriétaire de l’établissement.

Le plaignant dit ne pas comprendre l’insistance de la PSEA pour la réintégration de cette enseignante licenciée. Il ajoute que l’organisme de Beau-Bassin serait en train d’agir « contre les intérêts » de l’Hindu Girls College et ses élèves, « by making use of their powers arbitrarily, abusively and in bad faith ». Cette demande de révision judiciaire de l’Hindu Girls College Association a été appelée une première fois début juin devant le juge en Chambre.