Toujours pas de réaction depuis leur manifestation devant le Parlement mercredi. Les médecins généralistes des hôpitaux publics ne lâchent pas l’affaire et continuent leur combat pour faire entendre leur voix. Entre-temps, les corps syndicaux réfléchissent déjà sur une date pour leur marche pacifique dans la capitale.

“Nous avons reçu de très bonnes réactions du public depuis notre manifestation, même si du côté du ministère c’est silence radio”, déclare le Dr Vinesh Sewsurn, président de la Medical & Health Officers Association (MHOA). “Ils sont nombreux à nous appeler pour nous exprimer leur solidarité”, poursuit-il. Un élan de solidarité qui redonne du courage aux médecins, qui ne jettent pas l’éponge depuis déjà deux semaines. “Ils ont compris que ce combat est aussi dans leur intérêt en tant que patients.” Vinesh Sewsurn explique, en outre, que la fédération attend en vain une réponse du ministère de tutelle concernant la lettre envoyée contenant les résolutions votées à mains levées samedi dernier lors de l’assemblée générale des médecins généralistes.

Parmi ces résolutions, celle des 10 minutes par patient que certains médecins commencent déjà à mettre en pratique dans les hôpitaux. “Encore une fois, nous précisons que ce n’est pas un go-slow. Nous sommes des professionnels et 10 minutes c’est vraiment le strict minimum, car le temps recommandé de consultation pour les rendez-vous est de 15 minutes”, souligne-t-il. Entre-temps, la MHOA compte continuer ses campagnes de sensibilisation auprès de la population, car “il faut communiquer avec le public pour expliquer quand aller consulter dans un dispensaire ou un hôpital. C’est le travail des gens du ministère de la Santé, mais nous allons le faire nous. Cela ne nous dérange pas”, ajoute-t-il.

1500 médecins   généralistes

Quant à la marche pacifique annoncée la semaine dernière, la MHOA avec la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU) n’ont pas encore choisi de date. Elle sera communiquée ultérieurement, nous précise Vinesh Sewsurn. Pour rappel, une assemblée générale avait été organisée la semaine dernière, où une série d’actions syndicales avaient été votées. Près de 1500 médecins généralistes des cinq hôpitaux régionaux contestent le shift system que le ministère de la Santé tente de mettre en place depuis bientôt trois ans. C’est après que la demande d’injonction de la MHOA pour obliger un officier du ministère du Travail de superviser le Strike Ballot prévu les 4 et 5 septembre — soit la première étape avant de pouvoir organiser une grève —, a été rejetée la semaine dernière par la juge Renuka Dabee, que les choses ont commencé à s’envenimer davantage entre les médecins et l’État.