À 41 ans bientôt, Gérard Govinden, journaliste sportif et assistant-directeur à Seychelles Nation, sera à ses quatrièmes Jeux. Lui qui a connu ses premières expériences aux Jeux de 1993 organisés par son pays, estime que « nous seront à la hauteur de l’événement, tant au niveau organisationnel que sportif. »
Gérard Govinden, correspondant du groupe Le Mauricien Ltée aux Seychelles, est un journaliste très particulier dans la mesure où il est le seul journaliste sportif…dans l’unique quotidien de l’archipel – ce n’est que cette année qu’un autre quotidien a vu le jour. En 19 ans de carrière, il aura connu beaucoup de moments forts comme les Jeux olympiques de 2004, à Athènes en Grèce, mais aussi les Jeux de la Francophonie, en 2001, au Canada. Au niveau régional et continental, le Seychellois a eu l’occasion de couvrir les Jeux de la CJSOI (1999, 2006, 2008 et 2010), les Championnats d’Afrique (2006) et les Jeux d’Afrique (1999 et 2007).
Reste que les Jeux des îles demeurent un événement très particulier, car ces Jeux dégagent beaucoup d’émotion, de fraternité et de passion entre ce qu’il qualifie les « frères » et « soeurs » de la région. « Les premiers Jeux organisé par les Seychelles resteront à jamais gravés dans ma mémoire et dans celle des Seychellois. C’était notre première expérience en tant qu’organisateurs. C’était un gros défi et nous l’avons gagné », déclare-t-il.
En revanche, la donne est très différente cette fois car, dit-il, il n’y a pas à construire des infrastructures. « Nous avons fait que de rénover les sites de compétitions. Nous avons l’expérience et, qui plus est, presque la même équipe qui a travaillé en 1993 est toujours en place. Donc, il n’y a pas vraiment eu de pression. Ce n’est que ces dernières semaines que nous avons commencé à ressentir une petite pression. Ce qui est tout à fait normal à l’approche d’une édition des Jeux. Car dans les esprits, nous voulons tous faire de ces Jeux une réussite », explique-t-il.
Pour Gérard Govinden, les Seychellois sont conscients que les Jeux se tiennent chez eux et cela s’est vu lors de l’arrivée de la flamme aux Seychelles le 18 juin dernier. « A voir les grosses foules qui viennent aux matches de préparation des équipes nationales, cela nous donne déjà une idée de ce que sera l’ambiance dans quelques jours », avance notre interlocuteur. Même les sponsors ont apporté leur contribution pour la concrétisation de ces Jeux en sus de l’apport gouvernemental. Sur les 42M de roupies seychelloises à trouver pour compléter le budget, le comité organisateur avait, à jeudi dernier, rassemblé un peu plus de 38M grâce aux sponsors. « Ce qui est encore plus frappant, c’est l’histoire de cette petite fille de dix ans qui avait fait une quête et obtenu Rs 124.35 (seychelloises). C’était fantastique. Cela reflète cette envie, cet enthousiasme de tout un peuple. »
Pour conclure, Gérard Govinden a indiqué que les Seychellois sont très fiers de la tenue de ces Jeux dans l’archipel et attendent le début avec impatience. Sur le plan sportif, ce sera l’occasion pour les jeunes, notamment ceux qui seront à leur premier Jeux, de faire leurs preuves. « Les Seychelles ont progressé et ce, dans toutes les disciplines. Il n’empêche que ces Jeux constitueront aussi un gros défi, surtout pour les jeunes. A titre d’exemple, nos équipes nationales de volley-ball ont été renouvellées à 80%. »
L’objectif, selon notre interlocuteur, sera aussi de faire mieux que les Jeux de 2007, à Madagascar, où les Seychelles avaient terminé à la quatrième place avec 35 médailles d’or, soit le même nombre que Maurice. « En 2003, nous avions terminé troisièmes avec 43 médailles d’or. L’objectif sera de faire mieux chez nous et quitter cette quatrième place acquise en 2007, et pourquoi pas terminer deuxièmes, voire premiers », conclut Gérard Govinden.