Le président du Front commun des travailleurs sociaux (FCTS) Salim Muthy se dit solidaire de la presse écrite et parlée qui « informe les Mauriciens sur les événements qui se passent dans notre pays ». Cette liberté d’informer est menacée depuis quelques années, dénonce-t-il dans une déclaration au Mauricien.
« Nous observons que la presse est persécutée et, c’est très mauvais pour notre démocratie », déplore Salim Muthy. Et de poursuivre : « Les Mauriciens achètent des journaux qui leur donnent des informations sur divers sujets dont l’actualité, les loisirs et l’éducation. Ils ont le droit de savoir. Nous sentons que ce droit constitutionnel est en train d’être bafoué. »
Selon le président du FCTS, il faut veiller à ce que ce droit ne soit pas enlevé « dans cette répression qui a lieu contre la presse ». Salim Muthy se dit prêt à tout moment à soutenir la presse car, avance-t-il, « c’est aussi grâce à elle que le public est informé de nos activités ».
Salim Muthy s’interroge par ailleurs sur la Freedom of Information Act qui est citée dans le Media Commission Bill. « Y a-t-il des consultations avec la presse et la société civile autour de cette question ou est-ce une one-sided commission qui est en train d’être mise en place dans l’intérêt du gouvernement ? »
Le président du FCTS souhaite que l’Independent Broadcasting Authority et la Mauritius Broadcasting Corporation jouent leur rôle de « manière vraiment indépendante ». Salim Muthy suggère aussi la création d’une Union of Public and Private Media Committee où les affaires concernant les médias pourront être discutées.