Kumar Singh Jagutpul, spécialiste de la psychiatrie exerçant dans le service public, était le seul candidat hier après-midi au poste de président du board du Medical Council. Le nouveau titulaire, âgé d’une quarantaine d’années, est conscient, dit-il, des attentes des membres de la profession sur des questions spécifiques qui ont agité les médecins ces dernières années. Mais il prévient que c’est l’intérêt des patients qui doit primer dans n’importe quelle décision que le MC sera appelé à prendre dans l’avenir.
Le Dr Jagutpul entre dans ses nouvelles responsabilités sur un ton posé et calme. Son équipe, dit-il au Mauricien, travaillera dans le respect de la loi et il donne l’assurance aux membres de la profession que toutes les questions seront traitées avec la même rigueur et en toute objectivité. « Il n’y aura pas de parti pris et je veillerai à ce qu’il y ait un équilibre par rapport aux membres qui siégeront dans les différents sous-comités ayant un rôle important dans le bon fonctionnement du MC. Dans chacune de ces instances, il faudrait y avoir des représentants des services public et privé, des généralistes et des spécialistes et y inclure aussi des nominés en tenant compte bien sûr de leurs différentes compétences », dit le nouveau président. Le board se réunira la semaine prochaine pour nommer les personnes devant siéger dans ces sous-comités.
Les trois dossiers qui occuperont une place importante à l’agenda des réunions du nouveau board : l’examen écrit pour l’enregistrement des nouveaux médecins ; l’évaluation des connaissances de ceux faisant une demande d’enregistrement comme spécialiste ; et les amendements à apporter à la Medical Council Act. « Sur ces trois questions il y a un gros travail qui a été entrepris par l’ancien conseil », reconnaît le nouveau président. « Il ne s’agit pas de tout démolir mais d’apporter des ajustements là où cela s’avère nécessaire et urgent dans l’intérêt des patients et en vue de rehausser le niveau de la profession médicale. Durant mon mandat je ferai tout pour promouvoir la bonne pratique de la médecine dans le pays. Travaillons dans la direction de zéro tolérance vis-à-vis des négligences médicales et tout ce qui ce qui pourrait être unethical et cela dans l’intérêt des patients et de la profession », dit le jeune président du Conseil de l’Ordre des Médecins.