Répondant à des informations selon lesquelles les importateurs de médicaments devront dorénavant payer Rs 25 000 de frais d’enregistrement, le Groupe de Grossistes et Importateurs de Médicaments (GGIM) parle de « chiffres erronés ». Ayant été effectivement convoqués fin mai dernier par le ministère de la Santé pour leur faire part de l’imposition des frais d’enregistrement à l’importation de médicaments, le groupe d’importateurs, par le biais de son porte-parole Ravin Gaya, estime que l’imposition de ces frais a tout son intérêt, notamment pour davantage de contrôle. Il tient toutefois à rassurer que les prix des médicaments resteront inchangés pour le public. « Nous avons fait une demande en ce sens au ministère », déclare-t-il.
« Maurice est le seul pays au monde qui ne paie pas de frais d’enregistrement pour l’importation des médicaments. Depuis une dizaine d’années, nous, les importateurs, avons demandé la régularisation de ces frais. Cela nous permet d’avoir des médicaments de qualité et d’harmoniser leur contrôle et leur vente. Pas plus tard qu’en janvier dernier, nous avons eu des médicaments contrefaits à Maurice », avance Ravin Gaya. Cette décision ministérielle viendra, selon lui, assurer la « traçabilité » de même qu’une pharmacovigilance sur les médicaments.
« Récemment, nous avons eu des dosages mal imprimés sur des flacons de sirop de Panadol par GSK. Demain, si le problème se répète, on pourrait plus facilement les retirer du marché avec le paiement des frais d’enregistrement. Cela permettra par ailleurs de minimiser l’entrée de produits contrefaits et assurer que nos patients aient des produits de qualité ». Après deux rencontres, le GGIM a soumis une demande au ministère et au Pharmacy Board pour que cette imposition n’ait aucun impact sur les prix des médicaments pour le public. « Là, où il y a variation dans les prix, il y aura changement. Mais s’agissant de l’imposition de frais d’enregistrement, on a demandé que cela n’ait pas de répercussions sur les prix actuels ».