L’Agence nationale française de la sécurité du médicament (ANSM) a demandé aux professionnels de santé de restreindre l’utilisation du diclofénac, aussi connu sous le nom de Voltarène, et de ses génériques afin de minimiser les risques cardio-vasculaires liés à ce médicament couramment utilisé pour soulager la douleur et l’inflammation. Ces nouvelles restrictions font suite à une évaluation réalisée par l’Agence européenne du médicament (EMA) qui démontre une augmentation du risque de thrombose artérielle, c’est-à-dire des caillots de sang dans les artères. Aucune directive n’a été émise par le ministère de la Santé à ce sujet alors que les injections de diclofénac sont pratiquées couramment dans les Casualties (Accident and Emergency Departments) des hôpitaux publics en dépit d’une incidence élevée des maladies cardio-vasculaires à Maurice. Le Voltarène et ses génériques sont des anti-inflammatoires d’un usage courant à Maurice et ils sont disponibles sans ordonnance la plupart du temps.
De nouvelles recommandations concernant la prescription de diclofénac ont été diffusées au niveau européen en juin dernier. Le diclofénac est désormais contre-indiqué chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque ou ayant des antécédents d’infarctus ou d’accidents vasculaires cérébraux (AVC). Pour les patients déjà traités par diclofénac et atteints de pathologies vasculaires leur traitement devra être réévalué par leur médecin traitant. Ces praticiens ont invités « à prescrire la dose de diclofénac la plus efficace et la plus faible possible », indique l’ANSM sur son site.
Par ailleurs, l’Agence européenne du médicament déconseille la prescription de codéine chez les enfants de moins de 12 ans en raison des risque de troubles respiratoires provoqués par cette substance chez de jeunes enfants. La codéine entraîne des effets indésirables rares mais mortels dus à la transformation de la codéine en morphine dans le corps humain et atteignant des taux trop élevés chez les enfants. La prise de codéine est également déconseillée chez les jeunes de moins de 18 ans ayant subi une ablation de l’amygdale à cause du risque d’apnée obstructive (une difficulté respiratoire).