Plus de six mois après l’ouverture d’une enquête sur ce qui est présenté comme le « scandale du siècle » avec le rachat de la clinique Medpoint au coût de Rs 144,7 millions et une ristourne humanitaire de Rs 2,4 millions de la Banque de Développement sur des intérêts dus, l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) a pris la décision de convoquer la ministre de la Santé, Maya Hamoomanjee, pour des explications. Depuis la fin de la semaine, la confirmation de cette assignation à une membre du gouvernement ne fait aucun doute. Mais le seul élément en suspens demeure le jour et l’heure de ce rendez-vous ministériel au QG de l’ICAC. En principe, cette audition pourrait marquer la fin de l’étape initiale de l’enquête avec par la suite, la direction générale de l’ICAC soumettant au Directeur des Poursuites publiques, Me Satyajit Boolell, Senior Counsel, un dossier complet sur l’affaire MedPoint avec des recommandations pour des charges formelles à être logées au moins contre quatre suspects.
Néanmoins, dans la conjoncture, le focus demeure la ministre de la Santé, Maya Hanoomanjee, qui s’est vu épargner jusqu’ici toute interpellation à l’Assemblée nationale sur le dossier de MedPoint venant de l’opposition MMM. La dernière « générosité parlementaire » à l’égard de la ministre de la Santé en date remonte à pas plus loin que mardi dernier quand le député Reza Uteem a demandé le retrait de la PQ inscrite en son nom, et axée sur la liste des équipements médicaux achetés de la clinique MedPoint et ceux qui ne sont pas utilisables.