À Rose-Belle, où le MSM et le MSM ont tenu l’unique congrès conjoint dans le cadre de la campagne de mobilisation dans la perspective du 1er-Mai, Paul Bérenger a défendu avec force Pravind Jugnauth par rapport au dossier MedPoint. Il a exprimé son étonnement que ni le PM Navin Ramgoolam ni le ministre Rajesh Jeetah n’aient encore été interrogés par l’ICAC. Il a prévu une victoire de 60-0 pour l’Alliance MSM/MMM pour les prochaines élections générales. « Seule une réforme électorale permettra au Ptr de faire élire un certain nombre de candidats », a-t-il dit. De son côté, Pravind Jugnauth a estimé que c’est au bureau du secrétaire au cabinet et non à l’ICAC qu’il aurait dû lire les minutes of proceeding du cabinet qu’il a réclamé.
Prenant la parole presque qu’au début du congrès avant de se rendre à Flacq où le MMM organisait un autre congrès, Paul Bérenger a observé que beaucoup d’électeurs de la circonscription regrettent que Pravind Jugnauth ne s’y présente pas. Il a fait comprendre que lors des élections partielles de 2008, qui ont vu l’élection du leader du MSM, ce dernier avait promis de rester au N°8. C’est la raison pour laquelle il a préféré ne pas changer de circonscription lors des prochaines élections. « Quoi qu’il en soit, le MMM jouera le jeu jusqu’au bout vis-à-vis de Pravind Jugnauth », a-t-il dit. Il a demandé à l’électorat de la circonscription N°11 de lui rendre un service personnel, à s’avoir « s’assurer que l’alliance MSM/MMM remporte un 3-0 dans la circonscription et envoie le tonneau vide (Ndlr : Arvin Boolell) en dehors de la rade de Mahébourg ».
Abordant le dossier MedPoint, Paul Bérenger a observé que Navin Ramgoolam est dans l’impossibilité de répondre aux accusations faites par sir Anerood Jugnauth et lui-même. Il a affirmé que toute la vérité finira par sortir sur cette affaire. Il dit être en possession du document signé par Pravind Jugnauth le 23 décembre. Selon lui, la signature du leader du MSM est précédée de celles du secrétaire financier et de trois autres hauts officiers du ministère des Finances, qui ne faisaient que mettre en exécution l’ordre du conseil des ministres. De plus, dans la lettre adressée par le ministre des Finances au ministère de la Santé, il est précisé que tout doit être fait « subject to all tender procedures being scrupulously followed including necessary clearance obtained from government valuation office ».
Poursuivant son intervention, il s’est demandé pourquoi l’ICAC n’a pas encore obtenu la déposition de Navin Ramgoolam et de Rajesh Jeetah sur cette affaire. Il a souhaité que le dossier soit soumis au DPP le plus vite possible. « Le DPP prendra sa décision et s’il décide de loger une plainte contre Pravind Jugnauth, ses avocats demanderont à chaque occasion un early trial », a-t-il dit.
Tout comme pour MedPoint, la vérité sortira également sur Betamax, sur le hedging de la STC et sur Air Mauritius, affirme Paul Bérenger. Il a tenu le Premier ministre responsable pour les deux hedging qui ont fait que le pays a perdu au total Rs 13 milliards. Il a estimé que le Premier ministre aura aussi à rendre des comptes concernant le « pillage des terres de l’État ».
Paul Bérenger a finalement prévu que l’Alliance MSM/MMM remportera une victoire de 60-0 aux prochaines élections générales. « Remake 2000 veut dire résultat 1982 », a-t-il soutenu, à moins qu’il n’y ait une réforme électorale qui permette au Parti travailliste de faire entrer des candidats, « ce qui sera une bonne chose pour la démocratie ».
Pravind Jugnauth, pour sa part, a dénoncé une série de scandales avant de commenter lui aussi l’affaire MedPoint. Il a soutenu qu’il n’a pas été impliqué dans aucun conflit d’intérêt parce qu’il a quitté la salle de délibération du cabinet alors que le dossier MedPoint était évoqué. M. Jugnauth a aussi souligné qu’il a dû avoir recours à la Cour suprême pour avoir accès au compte rendu de la réunion du conseil des ministres concernée. Cependant, il estime que comme c’est le secrétaire au cabinet qu’il a poursuivi en cour pour pouvoir consulter ce document, et non l’ICAC, par conséquent c’est au bureau du secrétaire au cabinet qu’il doit avoir accès à ces minutes of proceedings. Il s’est demandé ce qui a pu pousser le Premier ministre à céder à moitié sur ce dossier et a promis qu’il le fera capituler totalement.
Le congrès d’hier était présidé par M. Seeruttun. Parmi les intervenants se trouvaient Alan Ganoo, Prem Koonjoo, Mme Grenade et Dev Kissoondoyal, entre autres.