Pravind Jugnauth, qui animait hier soir un congrès nocturne à Grand-Bois dans le Sud, a annoncé qu’il déposera cette semaine une motion devant la Cour suprême concernant l’accès aux documents du cabinet dans l’affaire MedPoint pour assurer sa défense.
« Je logerai une action en Cour suprême parce que mes droits constitutionnels sont bafoués. D’un côté on m’accuse de conflit d’intérêts et de l’autre, on m’empêche d’utiliser des preuves pour assurer ma défense. J’ai dit à Navin Ramgoolam que j’ai confiance en la justice, dans les tribunaux, les juges et les magistrats, et c’est là que je situerai ma lutte. Je souhaite que ce “case” soit entendu. Je verrai ce que la Cour dira sur mes droits constitutionnels », a déclaré le leader du MSM.
Pravind Jugnauth a expliqué que depuis le début de l’affaire MedPoint, lorsqu’il a appris que la Clinique était un des soumissionnaires, il a déclaré ses intérêts. Et lorsque l’affaire a été évoquée au conseil des ministres, il a demandé l’autorisation de quitter la salle du conseil. « Navin Ramgoolam était d’accord et c’est après les discussions qu’on m’a rappelé et j’ai repris ma place au conseil. L’Icac m’accuse de conflit d’intérêts. Je suis prêt à me défendre mais ce qui s’est passé au conseil des ministres est protégé par la loi de confidentialité », a avancé Pravind Jugnauth.
Il a affirmé avoir dit à Navin Ramgoolam que s’il était un démocrate, il aurait dû l’autoriser à utiliser ces documents. « J’ai fait deux demandes à Navin Ramgoolam mais il me les a refusées. La question est de savoir pourquoi refuse-t-il à m’accorder ces autorisations. Je ne peux pas vous le dire à ce stade. Moi, j’ai dit que mon beau-frère est un actionnaire de la clinique », a-t-il ajouté.
« Lorsque ces informations seront rendues publiques, Navin Ramgoolam rencontrera des problèmes », a-t-il estimé.
Poursuivant son intervention, Pravind Jugnauth a accusé Navin Ramgoolam d’utiliser les institutions comme instruments politiques en vue de persécuter ses adversaires.
Il a d’autre part rappelé que sa motion devant la Cour de district sera entendu le 17 octobre.
Sur le plan politique, il a fait ressortir que l’Alliance MSM-MMM a travaillé dans la sérénité entre 2000 et 2005, même si par la suite, il y a eu des problèmes. « Nous nous sommes rencontrés et avons tourné la page », a déclaré Pravind Jugnauth, qui estime que les jours de Navin Ramgoolam au pouvoir sont comptés.