Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, réagissant à la déclaration du Leader de l’opposition, Paul Bérenger, au sujet du scandale MedPoint, a mis quatre minutes et une seconde pour apporter un démenti aux allégations proférées à son encontre. À 13h15, hier, il a convoqué d’urgence la presse au Treaty Room du Prime Minister’s Office pour soutenir que les informations du Leader de l’opposition au sujet de la seconde évaluation de la clinique MedPoint étaient sans fondement. Il a laissé entendre qu’il comptait revenir sur cette affaire une fois la visite officielle du président de la république du Congo, Denis Sassou Nguesso, bouclée.
« Depuis ce matin, je mettais la dernière main aux préparatifs pour la visite officielle du président Sassou Nguesso. Je viens d’apprendre que lors de sa conférence de presse, Paul Bérenger, a porté de graves allégations contre moi en m’impliquant dans le dossier de MedPoint, qui fait l’objet d’une enquête de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) », a déclaré le Premier ministre en guise d’ouverture.
« Il a mis en doute mon intégrité en tant que Premier ministre sur des informations, qui sont catégoriquement et absolument fausses. Je le répète catégoriquement so linformasyon fos. Il est clair que dans son obsession à vouloir déstabiliser le gouvernement, vu qu’il n’a pas encore digéré sa défaite aux dernières élections générales, il s’est lancé dans des fabrications avec son esprit machiavélique », a poursuivi le chef du gouvernement.
Navin Ramgoolam soutient que le principe selon lequel l’âge aidant, les gens s’assagissent n’est pas de mise en qui concerne le leader de l’opposition. « Li pa apliké pou Bérenger. Li ène dimune san skripil », a-t-il dit en dressant un parallèle avec le ministre de la propagande d’Adolf Hitler pendant la Seconde Guerre Mondiale.
« Li krwar dan politik zette laboue lor dimoune avek inti pé pou tassé. Li ankor sufer de syndrome Sheikh Hossen ek lanate ek rod fer krwar ki éna teroris dan ène seksyon kominoté. Li ena labitud zwen dimoune ki pa bizin swen », a soutenu le Premier ministre en faisant allusion à l’affaire Toorab Bissessur dans la fusillade de la rue Gorah Issac.
« Mo diman mwa si dimoune ankor pran déklarasyon Bérenger au sérieux », a conclu le Premier ministre en laissant entendre qu’il allait revenir sur cette affaire à la fin de la visute du président du Congo. « Samem tout mo ena pou dir zordi », lâche-t-il.