Depuis vendredi dernier, avec quatre nouvelles inculpations provisoires, dont celle de l’ex-ministre de la Santé Maya Hanoomanjee, l’enquête de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) dans le scandale du siècle MedPoint n’a pas fait de bond spectaculaire. Avec le nouveau calendrier de travail taillé selon la disponibilité de la ministre démissionnaire, la prochaine séance d’interrogatoire a été fixée à jeudi prochain, soit dans sept jours. Les six heures passées par Maya Hanoomanjee, accompagnée de son Legal Panel, mené par Me Rishi Pursem, au QG de l’ICAC, hier, n’ont pas produit d’éléments susceptibles de permettre à l’enquête de faire de bond spectaculaire.
À la 27e semaine d’enquête dans le scandale de l’achat de la clinique MedPoint à Rs 144,7 M, le fait demeure que malgré l’intention signifiée d’accélérer quelque peu le rythme de travail, l’ICAC a dû abandonner son projet de poursuivre l’audition à charge de la ministre de la Santé durant le week-end. De ce fait, l’ICAC devait entamer le début de la semaine prochaine avec un autre volet de la stratégie adoptée.
Des recoupements d’informations effectués par Le Mauricien confirment que l’ICAC n’a pu faire prévaloir son calendrier de travail en raison de l’indisponibilité de la principale concernée pour le début du week-end, qui s’annonce sous haute tension sur le plan politique, plus particulièrement entre les deux partenaires de l’Alliance de l’Avenir, le Parti travailliste et le MSM.
Les limiers de l’ICAC devront attendre jusqu’à jeudi prochain pour approfondir le volet de l’affaire MedPoint ayant trait à l’axe Om Kumar Dabidin, Permanent Secretary suppléant au ministère de la Santé et Maya Hanoomanjee lors de son passage à ce ministère en tant que Political Head, plus particulièrement dans le traitement du dossier pour la réalisation du projet de National Geriatric Hospital avec le rachat de la clinique MedPoint.
Lors de la partie initiale de l’audition, Maya Hanoomanjee a été appelée à faire un tour d’horizon des rôles, attributions et responsabilités des hauts cadres de la Santé dans la mise à exécution des projets d’envergure dans le secteur de la santé publique. Elle devait être confrontée à des allégations selon lesquelles des cadres administratifs et des médecins administrateurs auraient été tenus à l’écart des procédures pour le projet de National Geriatric Hospital avec l’exercice d’appel d’offres d’avril de l’année dernière.