Les travailleurs sociaux regroupés au sein du Front Commun des Travailleurs Sociaux s’engagent dans la lutte contre le gaspillage d’eau. Afin de faire entendre leurs voix, ils prévoient de tenir ce samedi un meeting à Port-Louis à la Place d’Armes, qui sera précédé par une water walk. Une veillée nocturne se poursuivra.
Rue St-Georges, rue Barracks, Edith Cavell, John Kennedy, la Place D’armes et le Parlement. C’est l’itinéraire choisi par les membres du Front Commun des Travailleurs Sociaux (FCTS) pour une water walk ce samedi afin de dénoncer le gaspillage d’eau dans le pays, le manque d’eau dans certaines régions et la hausse du tarif d’eau entre autres. Cette marche donnera le ton en début de soirée à la Place d’Armes aux membres de la société civile pour un meeting. Ils seront invités à exprimer leurs frustrations aux côtés des travailleurs sociaux de l’île, qui prendront également la parole. Parmi ceux qui participeront à cette action : Eddy Sadien, Prem Dookhit, Darmen Appadoo (SOS Papas), Subash Hurry (Mouvement Civique de Pailles), Nizam Nasroolah (Club Sportif de Vallée Pitot), Salim Muthy, Edna Menes de Baie-du-Tombeau et les membres d’Azir Moris.
Cette mobilisation fait suite aux nombreux « appels » lancés l’année dernière aux autorités compétentes pour dénoncer la gestion de l’eau et les gaspillages dans ce contexte. « De nombreuses rencontres ont été sollicitées auprès des organismes gestionnaires mais elles sont restées infructueuses », indique-t-on du côté du FCTS. Les membres de l’association s’interrogent d’ailleurs sur le manque d’eau dans nos réservoirs, principalement dans celui de Mare-aux-Vacoas. « Ena boukou dilo ki sirkile otour Mare-aux-Vacoas me dan nou reservwar napa trouv nanie », soutient Salim Muthy. Après un site visit samedi aux alentours du réservoir, le FCTS s’interroge sur les mesures que les autorités compétentes comptent prendre pour récupérer l’eau qui se perd dans la mer.
La rencontre de samedi a pour objectifs de réveiller la conscience collective à ce sujet et alerter les autorités compétentes. Salim Muthy déplore quant à lui le laxisme qui règne à ce sujet. « Nou trouve ki pon inn fini koupe ant sosiete sivil ek bann otorite. Sa mank dekout-la se grav ek sa fristrasion ki li pe kre-la », soutient-il. Les membres du FCTS lancent un appel aux autorités compétentes en ce sens.