Le leader du Remake 2000 sir Anerood Jugnauth lance un appel aux Mauriciens pour se rendre en grand nombre au meeting du 1er mai de cette alliance devant l’esplanade de l’hôtel de ville de Port-Louis, pour donner un signal fort au gouvernement. C’était hier, à Chemin-Grenier, lors de l’avant-dernier meeting avant la fête du travail. Pour sa part, le leader de l’opposition Alan Ganoo a attribué la responsabilité de la mort des onze victimes des inondations du 30 mai au gouvernement. Il a, une nouvelle fois, confirmé la présence du leader du parti, Paul Bérenger, sur l’estrade du 1er mai.
« Mo lans zot enn invitation pou donn enn signal fort à sa Gouvernman la. Zot bizin lev pake allé avant 2015. Enn vague bizin lever. Fode ena enn radmare le 1er mai. Premie minis koz tsunami, alla tsunami pe vini. Apre le 1er mai, vag-là pou amenn enn tsunami. Eleksion pou vini byen avant 2015. Mo garanti ou, ou pou balie zot », a affirmé le leader du Remake 2000 lors de son intervention à Chemin-Grenier. SAJ a axé son discours sur « la culture du parti travailliste dont le résultat est : banqueroute, corruption et adultère ». « Nounn plin avek sa, kamarad », lance-t-il.
Sir Anerood Jugnauth a fustigé le gouvernement travailliste « qui, de son propre aveu, inn fer tam-tam le jour de la fête des travailleurs pendant toutes ces années ». C’est par peur de sa perte de popularité, dit-il, que le gouvernement préfère ne pas organiser de rassemblement le 1er mai, en prétextant être en deuil. Il a déploré que le Premier ministre ait fait le déplacement jusqu’à Londres pour assister aux obsèques de l’ancien PM britannique Margaret Thatcher « alors qu’il n’est pas allé aux funérailles des victimes des inondations du 30 mars ».
SAJ a évoqué son expérience aux côtés du PTr, la sécurité et les moeurs qui vont en se dégradant et les scandales financiers qui secouent le pays ces dernières semaines.
Pour sa part, le leader de l’Opposition, Alan Ganoo, a estimé que « le Parti travailliste a pris la fuite » en ce qui concerne le traditionnel meeting politique du 1er mai. Il a accusé le gouvernement d’être responsable de la mort des onze victimes des inondations du 30 mars. Il attribue les inondations « à l’obstruction du Ruisseau du Pouce, causée par des débris provenant de la construction de la troisième voie de l’autoroute ». « Zot ki responsab si Port-Louis inn vine enn lak sa zour-la », soutient-il. Le leader de l’opposition est d’avis que si le gouvernement institue une commission d’enquête pour situer les responsabilités, « ena dimoun pou all dan kaso, c’est pour cela qu’il ne le fait pas ».
Alan Ganoo a également évoqué la question des produits pétroliers. Il estime qu’une famille « empoche quotidiennement Rs 1,5 million ». Selon lui, « elle a acheté un bateau, a décroché le contrat pour fournir le produit au pays, a eu un prêt pour concrétiser le projet et de surcroit empoche Rs 1,5 million. Sa ki apel fer dominer ».
Il s’est aussi appesanti sur les scandales financiers qui secouent le pays en ce moment, impliquant « des proches de nombreuses personnalités politiques ». Selon lui, « 19 dimounes, bann madam, zot nom effacé lors la liste qui la polis inn resevoir ».
Le leader du MSM, Pravind Jugnauth, qui a pris la parole plus tôt, devait, entre autres, demander la publication du rapport du Fact Finding Committee dans l’affaire de l’enseignant du MITD accusé dans une affaire de pédophilie.