Le président de la Mauritius Employers Federation a déclaré hier, à l’issue des négociations tripartites, que « le fardeau sera lourd à porter pour les employeurs ». « Il leur sera très difficile de faire des efforts additionnels par rapport aux recommandations salariales », a soutenu Clensy Appavoo.
« Nous avons participé aux négociations dans le but de promouvoir et protéger le dialogue social tout en manifestant notre volonté de valoriser le capital humain », a expliqué le président de la Mauritius Employers Federation (MEF). « Nous constatons que le gouvernement a été très généreux pour ceux au bas de l’échelle qui obtiendront une compensation de 6,6 % pour un montant minimum de Rs 330. »
Les compensations salariales représentent un montant de Rs 1,9 milliard en termes de coût additionnel pour le patronat et pour l’entreprise. « Nous entrons dans une situation économique très difficile avec une contraction du marché. L’Europe semble s’acheminer vers un éclatement. Avec la contraction du marché et l’augmentation des coûts nous souhaitons qu’il n’y ait pas de perte d’emplois et que la crise internationale n’ajoutera pas son lot de malchance et de mauvaise augure. Nous entrons dans une période dépressive. Nous avons joué le jeu jusqu’au bout et le dialogue social a été préservé. Nous souhaitons que les entreprises continuent leurs activités, car sans elles, il n’y a point de croissance, de richesse, d’emplois… »
Soutenant que la compensation qui coûtera Rs 1,9 milliard au secteur privé sera « un fardeau lourd à porter », Clensy Appavoo a souligné « l’importance de rester vigilant ». « Les employeurs seront appelés à faire un gros sacrifice. Nous nous attendons à plus de productivité. Sans productivité, les revenus des entreprises baisseront, les coûts augmenteront et certaines entreprises auront à fermer leurs portes. Augmentons la productivité pour résister à la crise actuelle et les moments difficiles au niveau économique et financier. »