Qu’importe ce que l’on dira d’elle, ses choix, elle les assume sans sourciller, sans baisser les yeux. Mégane Fabre a voulu beaucoup plus qu’une carrière de mannequin avant de se ranger. Pour jouir de sa liberté, elle a repoussé les limites. Cette jeune femme ignore les tabous…
Pour le rendez-vous du jour, elle a choisi l’une des pièces de Kaléidoscope, la dernière collection de la styliste Annabelle Fleury. Mais ce n’est pas uniquement l’élégante petite robe moulante striée de différents tons de roses ni les hauts talons aiguilles qui singularisent notre invitée de cette semaine. Il y a aussi cette aura sauvage et sensuelle qui émane de sa personnalité déterminée, mise en exergue par une gueule d’effrontée méticuleusement maquillée.
Pas étonnant d’apprendre qu’avec une telle allure, elle passe difficilement inaperçue au milieu des foules, où qu’elle soit. À 14 ans, lorsque l’agence l’a formée pour être mannequin professionnel, on lui a expliqué les principes d’une bonne tenue en public. Être toujours bien habillée, convenablement maquillée, “well groomed”, savoir bien marcher. “Afin d’être toujours bien représentée et pour projeter une bonne image de soi en toutes circonstances.”
Ces règles du catwalk sont devenues une manière d’être chez la jeune femme. Sur son passage, les sifflements et “psst-psst” des machos gagas sont courants. Aujourd’hui, les galan kolonn ont laissé tomber les “Sali ! Poupet” d’antan pour des invites plus exotiques, genre : “Manz mwa, loulou !” Puisque Madame n’est pas dure de la feuille, elle n’en rate pas une miette : “Je ne sais pas ce que cela veut dire… On ne sait jamais, cela pourrait bien être sympa comme remarque”, dit-elle en rigolant. Tant pis si ça ne l’est pas !