Une conférence de presse a eu lieu le jeudi 12 mars, au siège de la Confédération des Travailleurs des Secteurs Public et Privé (CTSP), à Rose-Hill, dans l’optique de décrier les conditions de travail des ouvriers étrangers à Maurice.

« Les lois existantes ne les protègent pas », ont déploré les membres de la CTSP.

Les syndicalistes pointent du doigt plusieurs compagnies qui « continuent à se faufiler entre les mailles de la loi ».

A l’instar de « Triump Construction Ltd », ont-ils cité, qui n’a « toujours pas payé ses employés depuis janvier dernier ». De plus, dénoncent-ils, aucun des employés étrangers ne possèderait de fiche de paie depuis leur recrutement.

Aucune solution ne semble avoir été trouvée pour ces travailleurs, majoritairement bangladais.

Depuis cinq ans, la CTSP multiplie les plaintes contre Fairy Textile, qui « ne fait rien pour améliorer les conditions de travail de ses employés ».

« Trafic humain ».

Pour la confédération, la manière de traiter les ouvriers étrangers à Maurice « ne fait pas honneur au pays, surtout lorsqu’on sait que le dernier rapport des États-Unis classe Maurice dans la catégorie de trafic humain ». 

Le syndicaliste Reaz Chuttoo a expliqué avoir « multiplié les plaintes à l’encontre de Fairy Textile sur le traitement des travailleurs ». En vain. Selon lui, le ministère du Travail est « impuissant face à l’employeur ».

Le syndicaliste réclame l’amendement de l’Employment of Non-Citizen Act pour que des autorisations soient obtenues auprès des ministères de la Santé, de la Sécurité sociale et du Travail avant le rapatriement d’un travailleur étranger

La mise sur pied d’un « one-stop-shop » est également réclamée afin de régulariser la situation de ces travailleurs.

Une rencontre est prévue mardi entre les représentants du ministère du Travail ainsi que les membres de la CTSP afin de discuter du cas de Triump Construction Ltd.