Âgée de 23 ans, Mélanie Regnaud souffre de lupus depuis une dizaine d’années. Après avoir eu du mal à l’accepter, la jeune femme commence à en parler afin que les gens prennent conscience de la souffrance et des difficultés quotidiennes causées par cette maladie. Une maladie “à mille visages”, chaque cas étant particulier. Elle aurait souhaité vivre sa jeunesse à fond, mais est confrontée à la réalité. Sa vie se résume à prendre 20 à 25 comprimés par jour, à assumer son corps qui change à cause de la cortisone, à rester à l’abri du soleil et surtout à éviter la foule pour ne pas contracter des infections pouvant lui être fatales.
“Ma vie est en suspens depuis que j’ai appris ma maladie. Une fois le choc passé, j’ai dû prendre sur moi pour l’accepter. Ce n’est toujours pas acquis, car il y a des hauts et des bas. J’étais à peine âgée de treize ans, et je n’ai pas vraiment compris la gravité de la situation. Comme je suis de nature très curieuse, j’ai commencé à poser beaucoup de questions aux médecins, j’ai passé des heures et des heures sur internet à faire des recherches pour comprendre et m’informer. Je me suis souvent demandé pourquoi c’était moi qui était frappée. Mais il faut bien se rendre à l’évidence : je ne pourrai rien y changer. C’est ainsi. Il me faudra vivre avec cette maladie car, à ce jour, le lupus est incurable. Je garde espoir qu’un remède sera trouvé.