L’on ne cesse de prendre lecture, dans les journaux, de cas d’agressions sexuelles sur les enfants, le dernier en date étant celui d’un grand-père accusé d’attouchements par sa petite-fille. Dans cet entretien, la directrice de Pédostop, ONG luttant contre les abus sexuels sur les enfants, souligne que « dans plus de 90 % des cas, l’agresseur est un proche ». Et que, parmi les agressions sexuelles sur les enfants, « environ 80 % relèvent de l’inceste ». La psychosociologue préconise « que les parents parlent d’éducation sexuelle à leurs enfants et que des mots soient posés sur les organes sexuels, les violences et les violences sexuelles ». Un travail de mise en garde ne suffit pas, selon elle, « car il est très difficile pour un enfant de s’opposer à une personne proche qu’il aime ». Selon Mélanie Vigier de Latour-Bérenger, les pédocriminels font ce qu’ils font en toute conscience. Seulement 4-10 % d’entre eux souffriraient d’une maladie mentale, notamment les femmes. « 90 % d’entre eux ont subi des maltraitances ou éprouvé un manque d’amour dans leur enfance ».