La Federation of Hotel Taxis Association, regroupant les chauffeurs de taxi d’hôtel, a soumis au ministre des Finances son Memorandum, contenant les propositions budgétaires pour la prochaine année financière. Parmi les principales demandes : que les banques commerciales et la Banque de Développement gèlent la pratique de saisies de voitures de taxis et que les taux d’intérêt bancaires pour l’achat de voitures soient ramenés au même niveau que ceux accordés aux petites et moyennes entreprises.
D’emblée, la Fédération, dans son Memorandum, rappelle que « we should not lose sight that taximen have created their own jobs by contracting loans from commercial banks and the Development Bank of Mauritius to earn a decent living. This industry have known a significant change with new brand cars posted near different hotels around the country to provide a better service to guests. » En dépit d’une croissance dans l’arrivée touristique, selon Statistics Mauritius, les taximen « font face à des difficultés », expliquent ces derniers, à cause de la « concurrence illégale » et d’une certaine pratique ouverte de « discrimination » à leur égard, engendrant une « diminution conséquente de leur rendement mensuel ».
Tout en saluant la récente décision du gouvernement prise lors du Conseil des ministres, souhaitant doter des hôtels d’une capacité supérieure à 50 chambres d’un comptoir pour les taxis, la Fédération propose que, pour le prochain budget, le gouvernement revoie la législation afin d’interdire aux tour-opérateurs d’allouer des “operation certificates” aux voitures particulières, vans, entre autres. Pour elle, la prospection dans l’enceinte des hôtels, en particulier par les “guest relation officers” et les entreprises du tourisme, devrait également être interdite. Les taximen d’hôtels souhaitent également que le gouvernement revoie le rôle et le fonctionnement de la Police du Tourisme.
Parmi d’autres suggestions : le renouvellement des voitures tous les 15 ans, la réduction des frais d’enregistrement de 50 %, un plan de retraite pour tous les chauffeurs de taxi du pays, l’introduction d’une “support living allowance” pendant la période de rénovation des hôtels, avec en parallèle, que le remboursement des emprunts à la banque soit gelé. Concernant la National Transport Authority, la FHTA continue de maintenir la pression pour qu’un des leurs soit élu au sein du Conseil d’administration du régulateur. Autre demande qui avait fait l’objet d’une manifestation des taximen dans les rues de Port-Louis durant les mois écoulés : l’arrêt des procédures pour la privation des centres de fitness de la NTA.
Les dirigeants concluent ce Memorandum en faisant comprendre que leurs demandes sont des « appels de détresse » et que « failing to address these problems, the future of our jobs and families are under severe threats ».