L’expert en informatique, Ish Sookun, a comparu devant le tribunal de Curepipe ce matin dans le cadre de la motion logée pour la radiation de la charge provisoire retenue contre lui sous la Prevention of Terrorism Act (PoTA). Son avocat a également demandé que le couvre-feu imposé soit levé. L’affaire a été renvoyée au 28 mars prochain, le Parquet n’étant pas encore prêt à faire part de sa position.
Ish Sookun fait l’objet d’une accusation sous les articles 5 et 32 de la Prevention of Terrorism Act (PoTA). Le 25 janvier 2015, Me Erickson Mooneeapillay, son homme de loi, avait logé une motion réclamant la radiation de cette accusation. Alors que les débats en ce sens auraient dû être entendus ce matin en Cour de Curepipe, le DPP a demandé du temps pour se prononcer sur sa position par rapport à l’accusation logée contre Ish Sookun. D’autre part, Me Erickson Mooneeapillay a demandé que le couvre-feu imposé contre son client soit levé. Raisons avancées : Ish Sookun est employé à La Sentinelle et il travaille selon un système de « flexi-time »; il participera à la procession en marge de la Maha Shivaratree, qui sera célébrée lundi.
Ce matin, le magistrat Pritviraj Balluck a demandé que des pièces justificatives attestant de son emploi à La Sentinelle soient fournies en vue de sa décision à ce sujet.
Pour rappel, Ish Sookun, Linux System Operator à LSL Digital à La Sentinelle et farouche opposant au projet de carte biométrique, fut arrêté le samedi 23 janvier 2016 dans le sillage de l’enquête sur un courriel anonyme contenant des menaces d’attentat terroriste dans des lieux stratégiques du pays. Le courriel aurait été envoyé au Prime Minister’s Office en provenance d’Indra Cybercafé, au Lakepoint, à Curepipe. Ish Sookun est le propriétaire de ce cybercafé jusqu’en 2011, date à laquelle il s’est associé avec son partenaire en affaires, Kishan Sooklall. La police soutient « qu’Ish Sookun est l’auteur de ce courriel », qui avait mis le pays en alerte maximale. Ish Sookun avait recouvré la liberté le 2 février après 10 jours passés en détention. Il avait dû s’acquitter de deux cautions de Rs 100 000 et signer une reconnaissance de dettes de Rs 500 000.