À vendredi soir, il était question que Madagascar se retire de cette neuvième édition des Jeux des îles. Or, il se trouve que la Grande île n’a pas donné suite à cette éventualité, du fait que ses représentants étaient en action hier lors de la finale de volley-ball féminin face aux Seychelles et de la course en ligne en cyclisme.
Dans son édition d’hier, l’Express de Madagascar cite ainsi une source auprès de la présidence de la République malgache : « Vu que le drapeau des Jeux a été bafoué et nos représentants traités avec mépris, ce n’est plus la peine de rester. »
Pour rappel, le drapeau malgache avait été arraché des mains de Marthe Ralisinirina, vainqueur du 3000 m steeple, alors qu’elle se trouvait sur le podium. Le drapeau lui avait été arraché par Catherine Paoli, assistante trésorière du comité organisateur des Jeux, et responsable de la cérémonie de clôture prévue cet après-midi. Il nous revient que Catherine Paoli a depuis reçu des menaces de mort sur les réseaux sociaux et qu’elle a démissionné de sa fonction au Coji.
Pour corser la situation, le ministre de la Jeunesse et des Sports de Madagascar, Jean-Anicet Andriamosarisoa, et le consul, Virapin Ramamonjisoa, ont été refoulés jeudi dernier au stade olympique de Saint-Paul, alors qu’ils s’apprêtaient à rejoindre la tribune officielle. Qui plus est, les judokas de la Grande île auraient été victimes d’insultes et de jets de projectiles lors de la compétition de judo.
Vu la tournure des événements, il était question de la tenue d’une manifestation hier après-midi à Ambotomena devant le consulat de France. « Un élan patriotique sans précédent, vu la tournure diplomatique de l’événement », cite l’Express de Madagascar. Conséquemment, tous les sujets de discorde entre Madagascar et la France pourraient refaire surface, notamment sur la revendication des îles éparses.