La caserne de pompiers de Port-Louis, construite en bois en 1906, est à nouveau au coeur des préoccupations. Avec les menaces persistantes d’effondrement, la Fédération des syndicats du service civil réclame la fermeture immédiate de ce lieu.
Face à l’urgence de la situation, la Fédération des syndicats du service civil (FSSC) devrait adresser une correspondance dès lundi au Premier ministre Navin Ramgoolam pour réclamer la fermeture de la caserne des pompiers de Port-Louis. Pour justifier ses inquiétudes, le président du syndicat Narendranath Gopee fait référence à deux rapports en date de 2009 qui avaient mis en lumière l’état délabré de ce bâtiment en bois.
« À cette époque, des inspecteurs de la Health and Safety Division du ministère de la Fonction publique avaient soumis un rapport pour que des ingénieurs fassent une visite des lieux. Les experts devaient confirmer que le bâtiment n’est pas safe. Suite aux deux rapports, la municipalité de Port-Louis a pris l’initiative en 2012 de peindre la caserne. Ce qui s’est révélé être une mauvaise idée », explique le président de la FSSC.
La caserne des pompiers de Port-Louis, avance Narendranath Gopee, est rongée par les termites. Avec cette situation préoccupante qui perdure, la FSSC se dit inquiète par rapport à la santé et la sécurité des soldats du feu qui y sont affectés. « Le bâtiment peut s’effondrer à tout moment. Les pompiers n’y sont pas à l’abri. Au niveau du syndicat, nous avons l’impression qu’ils sont des laissés-pour-compte », déplore Narendranath Gopee.
L’autre inconvénient, selon la FSSC, se situe au niveau des équipements. « Il est impossible d’entreposer le camion avec échelle télescopique à la caserne de Port-Louis à cause de ce bâtiment vétuste. En ce moment, ce véhicule se trouve à Coromandel alors qu’il est destiné à combattre des incendies touchant des gratte-ciel qu’on trouve principalement à Port-Louis. Avec les embouteillages entre Coromandel et Port-Louis, ce camion spécial arrivera-t-il à temps lors d’un incendie ? » s’interroge Narendranath Gopee.