Xavier-Luc Duval, leader de l'opposition

L’ancien vice-Premier ministre Showkutally Soodhun se retrouvera de nouveau sur le banc des accusés dans le procès qui lui est intenté devant la Cour intermédiaire pour avoir proféré des menaces de mort à l’encontre du leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, lors d’un meeting tenu à Flacq le 18 juillet 2017.

Showkutally Soodhun a plaidé non coupable de l’accusation portée contre lui. Par le biais de ses hommes de loi, à savoir Mes Ravin Chetty, Senior Counsel, et Raouf Gulbul, Showkutally Soodhun fait état « d’abus de procédures » et demande l’arrêt du procès. Il soutient que la police « n’a pas fait une enquête approfondie » dans cette affaire et que de ce fait, il ne bénéficiera pas d’un procès équitable.

La défense avait aussi fait savoir qu’elle comptait objecter à l’admissibilité de certains documents que compte produire la poursuite lors du procès. La poursuite, représentée par Me Medhaven Armoogum, a objecté à la requête de la défense. Les débats devraient avoir lieu vendredi prochain.

Le DPP avait logé le 5 octobre une charge formelle contre l’ex-VPM en raison de ses propos tenus le 18 juillet sur la place taxi, à Flacq. Ce jour-là, il avait déclaré : « Si mo bodyguard ti donn mwa revolver, mo touy Xavier Duval dan parlman. Mo dir li for, mo touy li dan parlman, apre sa mem ki apel Jihad. ». Il est poursuivi sous une charge de “outrage against a member of the National Assembly, namely Honourable Xavier-Luc Duval, on account of his functions as leader of the Opposition” en violation avec l’article 156 (1) du code pénal.