Nous vous l’avions annoncé dans notre précédente édition. L’unique concert de Flavia Coelho, à l’auditorium Francis Thomé le 10 juin dernier, était l’événement à ne rater sous aucun prétexte. La vitesse à laquelle les spectateurs ont décollé de leur chaise, pour danser au rythme des interprétations de la chanteuse brésilienne, confirme l’entendue de son talent et sa surprenante prestance sur scène. Durant près d’une heure et demie, les Mauriciens ont embarqué pour Brasilia, et auraient même souhaité prolonger ce séjour.
Dès ses premiers pas sur la petite scène de l’auditorium Francis Thomé, l’énergique et flamboyante Flavia Coelho donne le ton et les couleurs de la soirée. Cette artiste à la voix chaleureuse envoie du lourd en permettant aux spectateurs de voyager dans son monde aux influences brésiliennes et afro-latines mêlant joyeusement samba, funk, reggae, afrobeat, boléro, bossa hip-hop…
Du début jusqu’à la fin de son unique concert, Flavia Coelho a été une boule d’énergie, entraînant au passage tous ceux présents avec une facilité déconcertante, même ceux qui n’étaient pas forcément branchés musique du monde. Une chose est certaine, la chanteuse n’est pas fan des conventions, et elle n’a pas son pareil pour faire tomber, tout sourire, certains clichés du Brésil.
Avec plusieurs compositions figurant sur ses deux albums Bossa Muffin et Mundo Meu, la Brésilienne amoureuse de Paris s’est amusée à varier son répertoire avec divers genres musicaux, le tout grâce à l’appui solide de Victor Vagh aux claviers et Ai Chonville à la batterie.
Faire de la musique par passion et la partager aussi intensément avec son public est l’apanage des grands. Flavia Coelho est une bête de scène dotée d’une sérénité qui fait du bien aux oreilles. Une Brésilienne pétulante qui sait communiquer son optimisme et sa joie de vivre. Une belle découverte telle qu’on en croise que trop rarement. Les spectateurs présents mercredi dernier ont eu raison d’en profiter.